Découvrez la nouvelle collaboration en or et diamants de Kelly Rutherford et June Van Thillo, derrière le label anversois The TwentyFour Six.

Sur le papier, le duo a de quoi surprendre : une jeune créatrice anversoise face à une icône d’Hollywood. Pourtant, dès les premiers mots, l’évidence l’emporte. « Nous sommes souvent sur la même longueur d’onde », confient Kelly Rutherfordet June Van Thillo dans un ensemble parfait.

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Chaque pièce doit raconter une histoire. Sinon, ce n’est que de l’or.

La famille est le véritable fil conducteur de leur collaboration. C’est par l’intermédiaire du père de June que l’actrice a découvert la griffe anversoise The TwentyFour Six. « Au début, je me suis dit : “D’accord, c’est un père qui vante les mérites de sa fille” », s’amuse Kelly. « Mais en découvrant leur travail, j’ai été bluffée. La qualité, la pertinence des collaborations, l’organisation… tout tombait sous le sens ». Parallèlement, Kelly nourrissait depuis longtemps l’envie de créer avec son frère, Anthony Giovanni. C’est de cette synergie qu’est né le collier Avec Amour.

©The TwentyFour Six

L’aventure se poursuit aujourd’hui avec une pièce complémentaire : une boucle d’oreille en or 18 carats sertie de diamants naturels. Pour marquer l’événement, nous retrouvons June et Kelly à Paris, escale symbolique entre Anvers et Monaco, où l’actrice réside régulièrement. Dans le hall de son hôtel fétiche, Kelly discute avec sérénité, vêtue d’un ensemble Laganini immaculé, ballerines assorties et Birkin au bras : l’élégance absolue.

« Pour ce nouveau bijou, je voulais quelque chose de plus féminin, tout en gardant la même identité », explique Kelly. June confirme : « C’était précisément l’objectif. Une boucle d’oreille doit exhaler une qualité irréprochable. Si un collier peut se permettre d’être plus ludique, les boucles d’oreilles, elles, se portent au quotidien. D’ailleurs, je ne les quitte plus »

Histoires dorées

La genèse de cette pièce illustre parfaitement la philosophie de The TwentyFour Six : plus qu’une marque de joaillerie, c’est une conteuse d’histoires. June évoque le groupe WhatsApp partagé avec Kelly et son frère : « On échangeait sans arrêt des images, des gros plans, des croquis et des vidéos. Parfois, tout se jouait au millimètre près. Quelle taille pour la boucle ? Quel mouvement » ?

Kelly sourit : « Le résultat final est toujours exactement comme il doit être ». Ce qui était une intuition précise dans son esprit s’est affiné au fil de l’eau. « Et c’est ainsi que l’on arrive à l’excellence ».

Pour June, c’est là l’essentiel : « Chaque pièce doit raconter une histoire. Sinon, ce n’est que du métal ».

Cette vision fait écho au processus créatif de Kelly. Enfant, elle découpait déjà des images dans les magazines pour composer des univers sur papier. « J’adore toujours le découpage et le collage », confie-t-elle. « Travailler de ses mains apporte une forme de lenteur nécessaire ».

©The TwentyFour Six

Cette passion pour l’archivage visuel se retrouve aujourd’hui dans ses célèbres elevator selfies sur Instagram, ou sur son Substack, où elle compile références et pensées. « C’est une autre façon de partager, de maintenir le dialogue ». Une méthode que June valide totalement : « C’est exactement notre façon de faire : collectionner des références, les partager, et voir ce qui survit au processus ».

Le talent belge sous les projecteurs

Bien qu’il s’agisse de sa première collaboration officielle en Belgique, Kelly Rutherford suit la création belge depuis longtemps. Des labels comme Bernadette Antwerp ou Voort Studio sont déjà apparus sur ses looks quotidiens. « Et Paolina ! Ces chemisiers… C’était l’un de mes premiers coups de cœur », ajoute-t-elle. Qu’est-ce qui la séduit tant ? « C’est instinctif. Je ne l’analyse pas, je trouve ça simplement beau ».

Lorsqu’on lui demande si d’autres noms belges l’inspirent, June s’enthousiasme : « Tu dois absolument découvrir Julie Kegels ! J’ai toujours une de ses pièces sur moi ». Kelly note précieusement. « Et quel était cet autre nom… Rosie ? » « Rosie Antwerp », confirme June. « Génial » !

Un héritage intergénérationnel

Si elle admire des icônes comme Grace Kelly ou Catherine Deneuve, Kelly puise son inspiration première dans sa famille. « Ma grand-mère était d’un chic absolu, mais très naturel. Même à 80 ans, elle dégageait quelque chose de sexy, sans effort. C’était inné ». Ce fameux effortless est la clé : c’est ce qui rend le style de Kelly toujours aussi pertinent, bien après l’ère Lily van der Woodsen (Gossip Girl).

Sa fille participe d’ailleurs activement à ses choix : Kelly lui envoie ses selfies en ascenseur pour avis. « J’en envoie toujours beaucoup trop », avoue-t-elle. Sa fille pioche aussi allègrement dans son dressing, surtout pour les manteaux. Un constat partagé par June : « Je fais la même chose avec ma mère. Certains de ses pulls sont pratiquement devenus les miens».

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Tout ce que l’on crée vient de l’intérieur.

Face à la saturation des réseaux sociaux, June confesse parfois ses doutes : « Il y a tant de marques, tant d’images… Je me demande parfois ce que je peux encore apporter de nouveau. Mais ce que l’on crée vient de l’intérieur. Nous forgeons nos propres récits ».

Kelly conclut avec sagesse : « Instagram est un buffet ; on n’est pas obligé de tout goûter ». Se déconnecter pour mieux se recentrer semble être leur secret pour rester authentiques malgré les tendances éphémères. Pour Kelly, tout est une question de résonance : « Si ça ne sonne pas juste, je ne force rien ».

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