Présentée fin avril à Biarritz, la collection Croisière 2026/27 de Chanel déroule un vestiaire aussi beau que facile, pensé pour le mouvement, entre plage, ville et soir. Alors que la valse des ponts de mai débute et que les congés d’été se profilent à l’horizon, le défilé pose des pièces faciles à projeter, qui passent directement du podium à la valise.

Le 28 avril, Chanel présentait sa collection Croisière 2026/27 à Biarritz, dans les salons du Casino municipal, au-dessus de la Grande Plage. Le choix du lieu engage la lecture du défilé : c’est en effet ici, en 1915, que Gabrielle Chanel installe sa première maison de couture, dans la Villa de Larralde, avec boutique et atelier. Elle y développe alors un vestiaire qui s’éloigne assez radicalement des codes parisiens de l’époque, en travaillant des matières comme le jersey, le coton ou le lin, et en installant une silhouette davantage pensée pour le mouvement et l’usage.

La collection s’organise ainsi à partir de ce postulat : le défilé déroule un vestiaire complet, construit autour d’une journée à Biarritz. Les premières silhouettes installent le décor ; on pourrait presque sentir les embruns : chicissimes maillots, bonnets de bain graphiques, ensembles souples, marinières, pièces inspirées du sport. Puis viennent les tailleurs, les robes de jour, les ensembles plus structurés, avant un basculement vers le soir avec des robes en sequins, en macramé, des volumes plus amples.

©Chanel

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Certaines pièces s’imposent immédiatement par leur lisibilité et leur facilité de projection. Une chemise blanche à plastron portée avec une jupe en filet de pêche, des ensembles en paillettes qui reprennent l’aspect du denim, des jupes longues noires ou beige ponctuées de nœuds. La petite robe noire apparaît comme un point d’entrée direct, dans une version épurée.

Les matières prolongent ce principe. Jersey, maille, coton, tweed léger. Des textiles liés aux débuts de Chanel à Biarritz, utilisés ici dans des constructions souples, avec des vestes portées ouvertes, des robes en une pièce, des capes légères. La collection circule entre intérieur et extérieur, jour et soir, avec une logique d’usage continue.

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Les pièces que ELLE Luxembourg glissera dans sa valise

Plusieurs éléments se détachent nettement comme des évidences pour la saison. À commencer par les grands paniers de plage, les sacs en paille et les cabas souples – comment imaginer un été sans eux ?  – qui  structurent un vestiaire de week-end, facile à transposer. Les marinières, les mailles polo et les ensembles en jersey s’inscrivent quant à eux dans notre top 3 des associations simples et efficaces, qu’on enfile sans y penser.

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Les silhouettes de jour (robes droites, ensembles légers, tailleurs assouplis) composent une silhouette élégante, délivrée de toute rigidité : il faut pouvoir bouger, s’amuser. Du côté du soir, les robes en sequins turquoise ou les modèles en macramé carmin installent des pièces certes plus officielles, déjà calibrées pour des usages visibles, entre dîners et événements, mais avec toujours ce supplément de liberté. Les gestes ne sont jamais entravés.

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Crush absolu pour accessoires prolongent qui prolonge ce vestiaire à la faveur de références directes au bord de mer : bijoux coquillages, motifs marins, formats XXL.

Une adresse rouverte et un ancrage prolongé

En parallèle du défilé, la maison Chanel donne un nouveau souffle à son histoire commune avec Biarritz en rouvrant une adresse à proximité immédiate de la Villa de Larralde, à l’endroit même où Gabrielle Chanel installe en 1915 sa première maison de couture avec boutique et atelier.

Cette réouverture prend donc la forme d’une boutique éphémère, installée dans le périmètre historique de la maison, et pensée comme un prolongement direct du défilé. On y retrouve une sélection de pièces en lien avec l’univers Croisière, dans un cadre qui reprend les codes d’une élégance épurée, déjà présents dans les premiers salons de vente de Chanel à Biarritz.  Chanel prolonge ainsi sa présence dans la ville jusqu’à la fin de la saison estivale.

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