La coupe au bol, trend de l’automne ? Thom Browne plaide définitivement en sa faveur.
Passons en revue les coupes courtes les plus sophistiquées. La coupe pixie : intemporelle, adoptée par les jeunes actrices en quête de changement (Zendaya, Emma Watson et Jennifer Lawrence en sont la preuve). Le bob : avant-gardiste et facile à coiffer. Le shag : décontracté, avec le sex-appeal qu’on prête volontiers aux rock stars. Et… la coupe au bol ? Ce truc que votre mère vous imposait à la maternelle.
Mais attendez : à voir le défilé printemps/été 2027 de Thom Browne, on pourrait bien reconsidérer la question. Les mannequins ont arpenté le podium avec un point commun, des coiffures brillantes en forme de champignon, signées James Pecis. Le défilé lui-même s’inspirait des insectes, et les cheveux ont suivi le mouvement. « Thom voulait de l’uniformité, chacun devant porter une sorte de “carapace de scarabée” sur la tête, explique Pecis. Tout le monde a eu droit à un enveloppement type perruque, réalisé soit à la laque avec un enroulement circulaire, soit en tresse. » Pour obtenir exactement le rendu recherché, Pecis et son équipe ont réuni près de 90 perruques et en ont tranché le sommet, laissant une frange épaisse.
©Spotlight / Thom Browne S27
©Spotlight / Thom Browne S27
©Spotlight / Thom Browne S27
Les coupes au bol de Thom Browne ne sont pas le seul exemple du genre. Autre référence à mille pattes : les Beatles, qui ont longtemps arboré tous les quatre la même coupe. Zendaya en portait une au Met Gala 2016. Pecis et le maquilleur Aaron de Mey se sont quant à eux inspirés du travail du visionnaire de la beauté Serge Lutens (frange basse et nette, lèvres et joues pigmentées).
De Mey a imaginé deux looks maquillage pour accompagner les coupes au bol. Le premier, inspiré des papillons, était destiné aux mannequins qui dansaient pendant le défilé, « des filles cool à l’esprit hippie, façon festival des années 70 », selon lui, avec un eye-liner façon cat-eye arc-en-ciel. Les autres arboraient une esthétique plus Lutens, pommettes sculptées et lèvres pigmentées. «
J’ai travaillé une peau mate et veloutée, pour vraiment faire ressortir la couleur des yeux et des joues, avec des lèvres très glossy qui contrastent avec ce fini mat », précise-t-il. La peau de tous les mannequins a été préparée avec des produits de la gamme Metacine du Dr. Diamond.
« Thom aime l’hyperréalisme, presque comme si c’était artificiel, résume Pecis. Mais c’est un fantasme ». De quoi nous donner envie, nous aussi, de tenter la coupe au bol, ce qui est sans doute la première fois qu’une telle phrase est écrite.
Article initialement publié sur elle.com