Une collection printemps-été 2027 aérienne signée Nadège Vanhée, directrice artistique de la maison Hermès depuis de longues années.

Hermès a beau être reconnue comme l’un des plus grands maroquiniers au monde, avec sa collection printemps-été 2027, Nadège Vanhée semblait vouloir dire : « Regardez tout ce que nous savons faire d’autre ».

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Dès l’ouverture du défilé, la directrice artistique a fait entrer la lumière, au sens propre. Les quatre premières silhouettes étaient taillées dans une maille ajourée, assez transparente pour laisser deviner la culotte et le bandeau portés dessous, mais rendue plus pudique par l’ajout, pour l’une, d’un trench en cuir sans col à hauteur du genou, et pour une autre, d’une veste courte à volants. L’organza finement tissé est ensuite apparu sur des robes vaporeuses, structurées par des ceintures en cuir qui marquaient la taille. La palette restait douce : beige, crème, bleu poudré.

Au moment même où l’on commençait à se demander si l’univers équestre d’Hermès allait s’inviter dans la collection, Nadège Vanhée a dissipé le doute. D’abord avec une paire de bottes d’équitation montant jusqu’au genou, portées avec une culotte ceinturée et un trench camel liseré de noir. Puis avec un manteau en cuir au col montant, fermé à la taille par des boucles rappelant celles d’une selle, et dont l’ourlet, découpé en pans, voletait au rythme des pas du mannequin.

Au fil du défilé, Nadège Vanhée a dévoilé toute l’étendue du savoir-faire d’Hermès. Des pantalons décontractés à taille paperbag côtoyaient des modèles en cuir fuselés, des vestes et des gilets d’inspiration utilitaire, très stricts, voisinaient avec des jupes et des robes légères qui flottaient autour des chevilles. Le ventre faisait lui aussi l’objet d’une attention particulière : une série de bodys se composait de trois bandes horizontales, espacées juste ce qu’il faut pour dévoiler quelques fines lignes de peau. Sur certaines silhouettes, des carrés de soie noués autour du buste reprenaient le même principe, tandis que sur d’autres, des ceintures en cuir à double sangle recréaient cet effet découpé pour celles qui ne sont pas tout à fait prêtes à aller jusqu’au bout. Une collection sensuelle sans ostentation, un équilibre que Nadège Vanhée cultive depuis douze ans chez Hermès.

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La couleur est un autre terrain sur lequel la créatrice a repoussé les limites de ce que l’on attend de la maison. La collection s’est ouverte sur une gamme familière de neutres crémeux, blanc, crème, camel, marron et gris, avant d’exploser soudain en jaune banane et en vermillon. Les silhouettes restaient les mêmes, mais ces touches de couleur franche obligeaient à se redresser un peu sur sa chaise et à regarder de plus près. S’il y a une chose que Nadège Vanhée a prouvée en un peu plus de dix ans, c’est qu’Hermès a beau être une maison chargée d’histoire, elle n’a pas peur d’évoluer.

Article initialement publié sur elle.com.au

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