Visage de L’Interdit de Givenchy depuis la renaissance du parfum en 2018, Rooney Mara incarne aujourd’hui L’Interdit Elixir, nouvelle variation à la cerise noire et au bois de chêne de la fragrance créée en 1957 par Hubert de Givenchy pour Audrey Hepburn.
L’actrice évoque pour ELLE Luxembourg son souvenir olfactif du tournage de The Girl with the Dragon Tattoo, sa routine beauté entre gua sha et huile de ricin, et ses retrouvailles avec sa sœur Kate devant la caméra de Werner Herzog.
L’interview exclusive de Rooney Mara
Pourquoi avez-vous accepté de devenir égérie de Givenchy Parfums il y a huit ans ?
Givenchy a toujours été ma marque préférée. J’ai porté ses créations durant de nombreuses années en me sentant toujours libre d’être moi-même. Je collaborais donc déjà avec la Maison lorsque j’ai été approchée pour devenir le visage de L’Interdit. J’ai également été très honorée de pouvoir participer à la renaissance de cette fragrance créée initialement par Hubert de Givenchy.
Quelle est votre vision de la femme Givenchy ?
À mes yeux, c’est une femme classique, qui peut être romantique mais aussi pragmatique. C’est également une personnalité affirmée qui vit au rythme de ses envies.
Comment s’est passé le shooting de la campagne publicitaire L’Interdit Elixir ? Quel en a été le moment le plus mémorable ?
Ça a été une expérience fun et très différente de toutes les séances photo précédentes, la tenue était tellement distinctive et précieuse.
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Comment cette nouvelle campagne résonne-t-elle avec l’univers de L’Interdit, et plus particulièrement celui de L’Interdit Elixir ?
Cette nouvelle campagne capture parfaitement l’essence de L’Interdit, cette dualité unique entre force et sensualité. Le plastron que je porte ressemble à la fois à une armure et à une pièce de joaillerie. Selon moi, la campagne incarne parfaitement des facettes tout à la fois féminines et masculines, comme le parfum lui-même.
Que représente le parfum pour vous ?
Le parfum peut évoquer toutes sortes de souvenirs et d’émotions. C’est un vecteur tellement puissant. Les odeurs peuvent vous faire languir d’une personne, d’un moment ou d’un lieu.
Quel est votre meilleur souvenir olfactif ?
Le parfum associé au film The Girl with the Dragon Tattoo. Lors des séquences d’essai, les vêtements exhalaient une odeur particulière car la costumière les avait parfumés, et ce parfum a perduré pendant toute la durée du tournage. Je l’ai d’ailleurs toujours en mémoire et, à chaque fois que je le sens, il me replonge dans cette époque et dans la peau du personnage que j’incarnais.
À quelle fréquence et à quelles occasions portez-vous du parfum ?
Je me parfume pour les occasions spéciales ! Cela m’arrive aussi lorsque je travaille sur un personnage et que je souhaite lui associer un sillage particulier. Au quotidien, je diffuse toujours des senteurs ou j’utilise des huiles essentielles, car le parfum est important pour moi.
Que vous évoque le parfum L’Interdit ?
Il m’évoque le passé, car c’est un parfum emblématique au sillage affirmé, ancré dans l’histoire de la Maison. Pour moi, ce parfum est à la fois chargé d’histoire (il symbolise ce goût ancien et profond pour l’audace et le dépassement de soi) et résolument moderne. Il incarne parfaitement l’essence même de la Maison Givenchy.
Selon vous, de quelle manière L’Interdit capture-t-il votre personnalité ?
Ce parfum, qui associe lumière et obscurité, a une profondeur qui résonne en moi.
Quel est votre parfum préféré au sein de la gamme L’Interdit ?
Outre la nouvelle variation L’Interdit Elixir, j’aime beaucoup l’Eau de Parfum emblématique, notamment pour ses notes de fleur d’oranger et la façon dont elles contrastent avec des accents plus terreux, comme ceux apportés par le patchouli, qui a toujours été l’une de mes senteurs préférées. J’aime beaucoup les différentes facettes de cette fragrance.
Votre regard sur le parfum a-t-il changé depuis que vous êtes l’égérie de L’Interdit ?
Je ne réalisais pas vraiment l’ampleur de la démarche créative et technique qu’implique la composition d’un parfum ! C’est un processus si compliqué et si précis ! Il existe tout un langage pour cela. Je ne le comprends toujours pas entièrement, mais c’est fascinant de découvrir le processus de création d’un nouveau parfum.
Comment décririez-vous le nouvel opus de la gamme, L’Interdit Elixir ?
Je le trouve encore plus intense, avec un sillage très persistant. Il allie cerise noire et extrait pur de bois de chêne à des notes florales.
Que ne peut-on pas vous interdire ?
Il n’y a a priori rien que l’on puisse m’interdire. En réalité, il y a beaucoup de choses que je ne ferai jamais, qu’on me l’interdise ou non. Mais si j’avais vraiment l’impression de bien agir et qu’on cherchait à m’en dissuader, je ne me laisserais pas faire.
Quel est votre rituel de beauté quotidien ?
Je me suis bien plus investie dans un « rituel beauté » dernièrement. C’est agréable de prendre soin de soi. J’aime utiliser des lingettes à l’acide kojique et au curcuma sur mon visage, puis appliquer de l’huile de ricin à l’aide d’un rouleau en quartz rose, et enfin le sérum que j’adore. Et si j’ai le temps, j’utilise un masque à lumière rouge et une machine chi, qui stimule les jambes par vibrations et favorise la circulation lymphatique. Mais je n’ai pas souvent l’occasion de le faire ! J’adore aussi m’allonger sur ce qu’on appelle un Biomat. Pour ce qui concerne ma routine quotidienne, elle se limite au sérum et à un gua sha.
Quels sont vos produits de beauté favoris ?
Je suis convaincue à 100 % que mon mode de vie est bénéfique pour ma peau. J’essaie de manger sainement, car on peut très bien être végan et manger de la junk food ! J’essaie de privilégier les aliments complets autant que possible, je ne bois pas vraiment d’alcool et j’essaie de beaucoup dormir ! Pour en revenir aux produits de beauté, je ne pourrais pas me passer du sérum Le Visage Lift Contour Serum by Chance, que j’utilise matin et soir. Il y a aussi l’huile de coiffage Santa Lucia de Roz, l’huile pour le corps en spray de Carasoin, qui est ma préférée, le baume teinté Olio E Osso, le baume de Nucifera ou encore l’huile nettoyante Alpha-Paradise Cleansing Dew de 001 London.
Qu’est-ce qui rend une femme belle, selon vous ?
Plus j’avance dans la vie, plus je réalise qu’une femme qui s’assume pleinement est la plus belle. Une femme qui sait que ses instincts méritent d’être écoutés. Une femme qui n’a pas peur de prendre du recul pour ne saisir que les bonnes choses de la vie. Bien sûr, c’est plus facile à dire qu’à faire.
Comment choisissez-vous vos rôles ? Seriez-vous capable d’incarner n’importe quel personnage ?
Je ne sais pas vraiment comment je choisis mes rôles. Peut-être simplement au feeling, à l’intuition. Il y a certainement une grande part de subconscient qui me pousse à explorer certaines choses ou à m’en libérer. Mais je ne serais pas capable de jouer n’importe quel rôle. Pas assez bien, en tout cas.
Vous jouez dans le nouveau film de Werner Herzog, Bucking Fastard. Qu’est-ce qui vous a attirée dans ce projet ? Y a-t-il eu des moments mémorables sur le tournage, en particulier lors des scènes partagées avec votre sœur ?
Travailler avec Werner était un rêve devenu réalité. Et travailler avec ma sœur a été comme une forme de guérison dont mon âme d’enfant avait besoin sans que je le sache. C’était comme retrouver sa meilleure compagne de jeu après tant d’années. Nous avons vécu les meilleurs moments de notre vie sur ce tournage.
Quelles sont les causes chères à votre cœur ?
Les droits des animaux. Mais aussi tout ce qui a trait à l’enfance, surtout depuis que je suis moi-même devenue maman.
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