Chlore, sel, soleil, brossings de plage : les cheveux colorés ne sortent jamais totalement indemne de l’été. Romain, coloriste et fondateur du salon parisien Romain Colors, donne ses gestes pour la remettre d’aplomb, sans attendre la rentrée.
Coloriste depuis 2002, Romain s’est spécialisé dès l’ouverture de son salon dans la coloration végétale, à une époque où le marché de la couleur douce n’existait quasiment pas à Paris. Installé au quatrième étage d’un ancien appartement près de la Madeleine, entre moulures anciennes et déco chinée au fil des années, son salon fonctionne depuis vingt-cinq ans en cooptation, sans vitrine ni communication appuyée. C’est un choix assumé : Romain a longtemps préféré laisser parler son travail plutôt que de se mettre en scène.
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Son Instagram, lancé il y a seulement un mois, suit la même logique. Plutôt qu’un compte tourné vers son image ou celle de ses clientes, il l’a conçu comme un carnet de conseils applicables toute l’année : comment protéger sa couleur, démêler le vrai du faux sur les soins capillaires, entretenir son cuir chevelu. De quoi prolonger, en ligne, les mêmes principes qu’il applique en cabine.
Les conseils de Romain pour soigner ses cheveux colorés
Rincer avant de shampouiner
Le premier réflexe post-plage ou post-piscine n’est pas le shampoing, mais l’eau claire. Un rinçage systématique limite l’accroche du chlore et du sel sur la fibre, avant même d’utiliser un soin ciblé. Sur cheveux colorés, Romain recommande ensuite un produit à base d’agents chélatants, comme le Metal Detox de L’Oréal Professionnel, capable de capter les métaux du chlore et d’éviter que la couleur ne vire.
Espacer les shampoings et bannir le sulfate
Pas plus de deux lavages par semaine, avec un shampoing sans sulfate : c’est, selon Romain, le geste le plus déterminant pour la tenue d’une couleur, végétale ou chimique. Les sulfates délavent la couleur plus vite, un effet encore plus marqué sur les pigments végétaux, particulièrement sensibles au sel.
Réhydrater plus que nourrir
Les cheveux colorés, souvent plus poreux, retiennent moins bien l’eau. Romain conseille de privilégier l’hydratation à la nutrition : une à deux fois par semaine, du gel d’aloe vera (pur ou mélangé à une crème de soin, pour éviter l’effet cheveu cartonneux), en alternance avec un soin plus riche en corps lipidique après chaque lavage.
Composer avec les silicones, sans en abuser
Romain n’est pas radicalement opposé aux silicones : en usage ponctuel, ils forment une gaine protectrice utile face au sel et au chlore. Le problème vient de l’usage systématique, qui étouffe le cuir chevelu et peut, à terme, freiner la pousse. Sa recommandation : les réserver à l’été, sur longueurs et pointes, et revenir en dehors de la saison à des alternatives végétales (glycérine végétale, mélanges de plantes ayurvédiques) qui lissent sans plastifier la fibre.
Protéger avant d’exposer
Sur cheveux colorés, l’exposition solaire directe reste le plus grand risque. Romain recommande un produit avec filtre UV avant chaque exposition, et rappelle qu’un chapeau reste la protection la plus fiable. Les huiles solaires capillaires, conçues spécifiquement pour cet usage, sont à privilégier aux huiles classiques, qui créent un effet loupe au soleil.
Un détox du cuir chevelu, une fois par mois
Les résidus de crème solaire, de sel et de produits coiffants s’accumulent sur le cuir chevelu et peuvent, selon Romain, freiner la repousse à force d’obstruer les follicules. Un scrub une fois par mois suffit à relancer la microcirculation, sans sur-solliciter le cuir chevelu au risque de dérégler sa production naturelle de sébum.
La shopping list de Romain spécial cheveux colorés
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