Coup de barre après le déjeuner ? Quelques minutes de marche aideraient à stabiliser la glycémie et à mieux digérer. On vous explique.
On connaît toutes ce moment où, une heure après le repas, les paupières s’alourdissent, la concentration s’évapore et l’envie d’un deuxième café se fait pressante. La raison : une glycémie qui grimpe en flèche après le déjeuner avant de redescendre brutalement. Plutôt que de céder à la tentation du sucré, il existe pourtant une parade gratuite, accessible à toutes et praticable n’importe où, qui ne demande ni tenue de sport ni abonnement : marcher. Encore faut-il savoir combien de temps, à quel moment et à quelle allure, des questions auxquelles Julie Coignet, naturopathe spécialisée dans la digestion et auteure du livre « Mangez digeste ! », a répondu dans les colonnes de « Vogue ».
Pourquoi marcher après manger aide à stabiliser la glycémie
Lorsque l’on se met en mouvement, les muscles des jambes réclament du carburant et vont le chercher directement dans le sucre qui circule dans le sang après le repas, ce qui permet d’éviter que la glycémie ne s’envole. Un effet qui s’accompagne d’un joli bonus côté confort digestif, puisque, selon la spécialiste, le mouvement doux du corps « stimule mécaniquement la progression du bol alimentaire dans l’estomac et les intestins, accélérant la vidange gastrique et réduisant le temps de fermentation, et donc les gaz et les ballonnements ». De quoi retrouver un ventre plus léger et une énergie plus stable jusqu’au soir.
Marche après le repas : le bon timing et la bonne durée
Contrairement à une idée reçue tenace, il n’est pas nécessaire d’attendre une heure avant de se lever de table, cette précaution ne valant que pour un effort sportif intense. L’idéal serait au contraire de partir marcher dans le quart d’heure qui suit la fin du repas, moment où l’impact sur la glycémie serait le plus net. Quant à la durée, pas besoin de se lancer dans une longue randonnée : dix à quinze minutes suffiraient pour récolter l’essentiel des bénéfices, et si l’on peut aller jusqu’à une demi-heure, mieux vaut ne pas dépasser ce cap pour laisser à l’estomac le sang dont il a besoin pour faire son travail.
Balade digestive ou séance de sport : où placer le curseur ?
L’allure compte autant que le chronomètre. Une marche paisible aide le corps à rester en mode détente, celui qui favorise la digestion, tandis qu’un pas trop rapide change la donne, car « si vous ressentez un effort ou si vous êtes essoufflé, il ne s’agit plus d’une marche digestive, mais d’une véritable activité physique ». Un tour du pâté de maisons au retour de la cantine ou une balade après le dîner, et voilà une habitude qu’on a toutes envie d’adopter.
Article initialement publié sur elle.fr