La Vénus électrique, film d’ouverture du 79e Festival de Cannes, est sorti ce 12 mai au cinéma. Porté par Anaïs Demoustier, Pio Marmaï et Gilles Lellouche, le dernier-né de Pierre Salvadori vaut-il le coup d’œil ? Notre avis.
C’est peu de dire que Anaïs Demoustier électrise le dernier film de Pierre Salvadori, « La Vénus Électrique », projeté en ouverture du Festival de Cannes, ce 12 mai (sortie en salles le même jour). Avec sa malice et sa pétillance, l’actrice réveille nos âmes engourdies et redonne aux spectateurs le goût de l’amour et du jeu.
Une plongée dans la France des années 1920
Le pitch ? Elle y incarne Suzanne, une jeune femme modeste et maligne qui travaille dans une foire, à Paris, dans les années 1920. Un jour, celle-ci rencontre Antoine, un ancien peintre à succès (Pio Marmaï), devenu alcoolique et incapable de travailler depuis la mort de son épouse. Sous l’influence d’Armand (génial Gilles Lellouche), un marchand d’art qui se désespère de voir Antoine en pleine déliquescence, Suzanne se fait passer pour une voyante et prétend être en contact avec l’esprit de la défunte. Bouleversé, le peintre crédule enchaîne les séances de spiritisme (chèrement payées…), retrouve l’inspiration et… se sent de plus en plus attiré par Suzanne.
Une grande réussite
Le onzième long-métrage de Pierre Salvadori (« Les Apprentis ») est une grande réussite, un choc au système nerveux, un mille-feuilles qu’on déguste avec ravissement. C’est à la fois un film d’amour très émouvant, drôle, divertissant, et en même temps une vertigineuse réflexion sur le vrai, le faux, sur le pouvoir du cinéma et de l’art en général. Ou comment le mensonge et l’illusion peuvent créer une réalité plus « vraie », plus intense, que la vie elle-même. Du grand art. Populaire et profond. Distrayant et exigeant. Bref, courez voir ce film !
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