Si mai est forcément synonyme du (vrai) retour des beaux jours au Luxembourg et des premières terrasses, il n’en reste pas moins un mois intense dans l’agenda des sorties ELLE Luxembourg.
En 2026, on se réjouit d’une programmation qui fait une large place à la santé de la femme avec deux conférences ultra intéressantes et toujours une offre culturelle intense aux quatre coins du pays.
Les événements à ne pas manquer en mai au Luxembourg
Concerts, expos, sport, mais aussi mode et premiers festivals de la saison : on vous laisse découvrir notre sélection, forcément non exhaustive, des rendez-vous qui ont retenu toute notre attention.
(Festival) Les 2 & 3 mai : Festival Guitare de Luxembourg, à Luxembourg-Ville
Le Festival Guitare de Luxembourg ouvre le mois de mai avec un programme concentré autour de la guitare classique, entre le Conservatoire, la Philharmonie et le centre culturel de Bonnevoie. Pour cette cinquième édition, la programmation articule récitals, concours et transmission. Le guitariste espagnol Ricardo Gallén est notamment attendu pour un concert, tandis que le concours international et le concours national pour jeunes installent une dynamique très concrète autour de la pratique. Masterclasses, conférence, exposition d’instruments et formation continue complètent l’ensemble, dans un format qui fait circuler amateurs, étudiants et professionnels autour du même instrument.
(Rencontre) 5 mai : Nicolas Bouvier, une poétique du voyage, au CNL (Mersch)
Le Centre national de littérature consacre une soirée à l’écrivain suisse Nicolas Bouvier, dont l’écriture du voyage reste une référence pour toute une génération de lecteurs et d’auteurs. La rencontre revient sur cette manière très singulière d’écrire le déplacement, non pas comme accumulation d’images ou d’itinéraires, mais comme expérience lente, attentive, souvent déroutante.
Au cours de cette soirée, Ingrid Thobois, spécialiste de l’œuvre de Bouvier, expliquera la vision si particulière et éminemment moderne de la poétique du voyage prônée par Bouvier. Elle dialoguera avec Robert Weis et Florent Toniello, dont les propres œuvres littéraires reprennent aussi le thème du voyage (notamment à propos du Japon et de l’Islande). La discussion sera ponctuée par une lecture croisée de poèmes de Bouvier, en français et en luxembourgeois, ainsi que d’un court extrait de film.
Une entrée accessible pour (re)découvrir une œuvre qui a profondément marqué la littérature de voyage contemporaine.
(Concert) 7 mai : Sarah Connor à la Rockhal

©Julian Mathieu
Avec plus de vingt ans de carrière, Sarah Connor reste une figure installée de la scène pop européenne. Son passage à la Rockhal s’inscrit dans la tournée de ses derniers projets, construits autour d’un répertoire en allemand qui a marqué un tournant dans sa trajectoire. Sur scène, le format reste direct, porté par une voix immédiatement reconnaissable et un rapport au public très travaillé, entre grands titres et morceaux plus récents.
(Théâtre) 7 mai : Le Rouge et le Noir, au Escher Theater

©Frederic-Desmesure
Adapter Le Rouge et le Noir en 2026 suppose de faire des choix très concrets. 1830, Besançon. Julien Sorel est jugé pour avoir tiré sur Madame de Rênal. La condamnation ne fait guère de doute. Au-delà du geste, c’est son parcours qui se retrouve examiné : celui d’un fils de charpentier qui a franchi les frontières sociales, au prix d’une ambition assumée.
Le spectacle revient sur cette trajectoire (ascension rapide, appuis successifs, relations avec Madame de Rênal puis Mathilde de La Mole) jusqu’au moment où tout bascule, alors même que Julien est sur le point d’être anobli.
La metteuse en scène Catherine Marnas propose ainsi une adaptation resserrée du roman de Stendhal, construite autour des tensions qui traversent le personnage : désir de reconnaissance, stratégie sociale, sentiment d’injustice. Une introduction au spectacle par l’équipe artistique est prévue à 19h15.
Lire aussi : Pourquoi faut-il aller voir l’exposition consacrée à Igshaan Adams au Mudam Luxembourg ?
(Concert) 8 mai : Tali à la Rockhal
Le 8 mai, Tali investit le Rockhal Club pour un concert construit autour de la sortie de son nouvel EP Red Haven. Plus grand live au Luxembourg à ce jour, ce show marque une étape claire dans son parcours, après une première exposition large lors de l’Eurovision Song Contest 2024 avec « Fighter ».
Son écriture s’appuie sur une trajectoire personnelle marquée par des allers-retours entre l’Europe et l’Amérique du Sud, avec des textes qui travaillent les questions d’identité, d’ancrage et de déplacement. Après Wander (sorti en 2025), centré sur la recherche d’un point d’équilibre, Red Haven s’inscrit dans une phase plus posée, avec des morceaux qui abordent frontalement les notions de lien, de désir et de stabilité.
(Famille) Le 9 mai : San’Up – Free Day, Free Play, à Belval

Courtesy of SanUp
Le Kannercampus et le Park um Belval passent en mode accès libre avec San’Up, une journée construite autour de la découverte et du mouvement. Le principe est simple : enchaîner les activités sans inscription ni contrainte, passer d’un atelier à l’autre, tester, repartir, revenir.
Sur place, la programmation mélange sport et pratiques créatives : K-pop dance, CrossFit, skateboard, taekwondo, urban golf, mais aussi couture et upcycling. À cela s’ajoutent des démonstrations, des workshops, de la musique et des stands food & drinks, dans un format pensé pour circuler facilement entre les espaces.
L’ensemble fonctionne comme un terrain d’essai à ciel ouvert, accessible toute la journée (10h-18h), avec une logique très directe : venir seul, entre amis ou en famille, et tester ce qu’on n’aurait pas forcément réservé ailleurs
(Humour) 9 mai : Sexe, de Bérengère Krief, au Casino 2000

Courtesy of Casino 2000
Nous attendions sa venue depuis longtemps ! Bérengère Krief sera sur la scène du Chapito avec Sexe, son tout dernier spectacle, dans lequel elle interroge avec humour notre rapport au plaisir, au désir et à l’éducation sexuelle. Dans une société que l’on décrit volontiers comme entrée en « sex-récession », l’humoriste déplace le sujet du côté de la parole, du corps et de ce que l’on apprend, ou non, à formuler.
Révélée au grand public par la série Bref, Bérengère Krief a depuis installé une écriture scénique très identifiable, directe, mobile, capable de passer du rire à quelque chose de plus sensible sans changer brutalement de registre. Avec Sexe, nommé aux Molières 2025 dans la catégorie meilleur spectacle d’humour, elle poursuit cette ligne : partir d’un sujet intime, largement partagé, et le traiter comme une matière collective.
(Danse / performance) 10 mai : Robyn Orlin, Camille & Phuphuma – Love Minus, à la Philharmonie

©Mehdi Benkler
La chorégraphe Robyn Orlin et la chanteuse Camille se retrouvent sur scène pour une création commune construite autour de l’eau. Déjà réunies au début des années 2010, elles prolongent ici un travail partagé, en déplaçant leur collaboration vers une forme plus scénique, entre concert, danse et performance.
Sur le plateau, Camille évolue dans un dispositif fait d’étoffes, avec un répertoire de chansons liées à l’eau ; revisitées, fragmentées, prolongées par des séquences parlées et des mouvements. À ses côtés, le collectif sud-africain Phuphuma Love Minus apporte une présence vocale et chorégraphique issue de l’isicathamiya, une pratique mêlant chant a cappella et déplacements très construits.
L’ensemble avance par séquences, entre musique, geste et texte, avec une écriture volontairement mobile qui ne fixe jamais un seul registre. Une coproduction portée notamment par la Philharmonie de Paris et La Filature de Mulhouse.
(Conférence) 12 mai : « Et leeft net méi » – comprendre la ménopause, au CHEM (Esch-sur-Alzette)
Longtemps taboue, la ménopause a enfin droit de cité dans le discours public, et ce n’est pas pour nous déplaire. Le CHEM consacre une soirée entière à cette phase de transition encore peu abordée publiquement, alors même qu’elle concerne (ou concernera) directement la santé, le corps et le quotidien de la moitié de la population mondiale.
Bouffées de chaleur, troubles du sommeil, fatigue, irritabilité, difficultés de concentration : les symptômes sont posés clairement, tout comme les mécanismes biologiques qui les expliquent. Les intervenantes (médecins et spécialistes) détaillent aussi les leviers concrets à activer : alimentation, activité physique, gestion du stress, traitements possibles.
Pensée comme un temps d’information mais aussi d’échange, la conférence se prolonge par un Q&A, avec l’objectif de permettre à chacune de repartir avec des repères précis pour comprendre et anticiper cette période.
L’inscription pour participer à cet événement est gratuite et obligatoire via mail à communication@chem.lu
(Bien-être) 13 mai : Pilates & Wine, au Domaine Claude Bentz
Le Domaine Claude Bentz propose un format hybride qui combine une séance de Pilates et une dégustation de vins ou de crémants, accompagnée de petites choses à grignoter. Le cours est assuré par Véronique Scheer, avec une approche accessible à différents niveaux. L’ensemble repose sur une logique simple : enchaîner pratique physique et moment de dégustation dans un cadre viticole, sans basculer dans un format événementiel trop lourd.
(Concert) 15 mai : Blue, à den Atelier

Courtesy of Den Atelier
Le groupe Blue fait étape à den Atelier dans le cadre d’une tournée anniversaire qui marque ses 25 ans de carrière. Formé au début des années 2000, le quatuor britannique a installé un répertoire pop immédiatement identifiable, porté par des titres comme « All Rise », « One Love » ou « Guilty », largement diffusés à l’époque et toujours présents dans les playlists actuelles.
Avec plus de 16 millions de disques vendus et plusieurs collaborations (notamment avec Elton John et Stevie Wonder) Blue revient aujourd’hui avec un nouvel album, Reflections, dont certains morceaux seront présentés sur scène. Le concert s’articule entre ce nouveau matériau et les titres qui ont structuré leur succès : émois garantis pour toute une génération (dont je fais partie) qui les a écoutés en boucle.
(Mode) 17 mai : Vide-dressing, à Gridx
Gridx accueille le vide-dressing de Laurine, avec près d’une centaine d’exposants réunis autour de la mode de seconde main. Sur place, l’offre se structure comme un véritable espace de shopping, avec une sélection de pièces allant du vestiaire courant à des marques plus identifiées (Chanel, Gucci, Dior ou Fendi) proposées en circulation directe. L’événement s’inscrit dans une approche de la mode et de la consommation de plus en plus ancrée au Luxembourg : la seconde-main. On adore !
(Rencontre) Le 26 mai : Maria, femmes de puissance trois, à neimënster

Courtesy of neimënster
La rencontre revient sur les « Trois Maria » (Maria Velho da Costa, Maria Isabel Barreno et Maria Teresa Horta) et sur la publication de Novas cartas portuguesas en 1971, texte central dans l’histoire du féminisme européen. À l’occasion d’une nouvelle traduction française, plusieurs intervenantes replacent l’œuvre dans son contexte politique et littéraire, et reviennent sur l’écho international qu’elle a suscité.
(Conférence) Le 28 mai : Cancer du sein, réconcilier corps et esprit, à Luxembourg
Europa Donna Luxembourg organise une soirée consacrée à la prévention et à l’accompagnement du cancer du sein. Les interventions abordent l’activité physique, la nutrition et les dimensions psychologiques du parcours de soin, avec la participation notamment du philosophe Christophe André. La rencontre se clôture par un échange avec le public et un moment de dédicace.
(Expo) Jusqu’au 7 juin : Hisae Ikenaga, Anatomies of Use, à la Konschthal

Courtesy of Konsthal
Hisae Ikenaga développe une pratique qui détourne objets et outils pour en déplacer les usages. Anatomies of Use, l’exposition présentée à la Konschthal rassemble plusieurs pièces qui jouent sur ces transformations, en modifiant la fonction initiale des objets pour en faire des formes hybrides, entre sculpture et installation. Le parcours reste lisible, avec des œuvres qui s’appuient sur des matériaux familiers.
(Expo) Jusqu’au 7 juin : CeCiL’s Box – Otherside, the gate, de Samuel Levy, au Cercle Cité
Le Cercle Cité confie la vitrine de la CeCiL’s Box à Samuel Levy pour une nouvelle intervention visible en continu, rue du Curé. Avec Otherside, the gate, l’artiste travaille autour de l’idée de passage. Son installation transforme ainsi la vitrine en seuil, entre espace réel et projection mentale, en s’appuyant sur une pratique du dessin qui structure l’ensemble de son travail. Les formes s’y développent comme des organismes, se déploient, se recomposent, créant un système visuel en évolution.
Et dans la Grande Région ?
(Festival) du 14 au 28 mai : Passages Transfestival, à Metz
Le Passages Transfestival revient à Metz avec une édition intitulée « Nouveaux rivages », qui marque à la fois les 15 ans du festival dans la ville et les 5 ans de son format « Transfestival ».
Pendant deux semaines, la programmation se déploie dans plusieurs lieux (Arsenal, Centre Pompidou-Metz, Bliiida, Trinitaires ou Frac Lorraine) et rassemble une cinquantaine de propositions entre spectacles, concerts, installations, projections et rencontres.
La ligne reste clairement transdisciplinaire : théâtre, danse, musique et formes hybrides se croisent sans hiérarchie, avec une attention portée aux artistes internationaux. L’édition 2026 réunit plusieurs générations venues de quatre continents, de Rio à Beyrouth en passant par Alexandrie ou Maputo, avec une présence marquée de la scène méditerranéenne dans le cadre de la Saison Méditerranée. On navigue ainsi d’une création chorégraphique (à l’instar de Borda de Lia Rodrigues) à un concert, puis à une installation ou une projection, avec un rythme qui encourage à composer son propre parcours sur plusieurs jours. On profite également de sa jolie terrasse pour profiter des premiers beaux jours messins. Bref, un rendez-vous incontournable.
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