Elle a grandi sous nos yeux dans « La Chronique des Bridgerton ». À 19 ans, la nouvelle ambassadrice Dior mode et beauté vient de tourner son premier film au côté de Juliette Binoche. Rencontre avec Florence Hunt, une jeune fille enchantée.
Elle est la benjamine du casting de « La Chronique des Bridgerton », incontournable série Netflix qui rassasie depuis quatre saisons les amateurs d’histoires d’amour woke et sexy, de drames d’époque et d’intrigues familiales. La jeune Britannique de 19 ans y incarne Hyacinthe, la huitième enfant des fameux Bridgerton, qui rêve de faire ses débuts au bal de la cour et dont, selon les rumeurs, les vœux pourraient être exaucés dans la cinquième saison. Brune aux yeux verts avec de faux airs de Brooke Shields, Florence Hunt est aussi la nouvelle ambassadrice Dior mode et beauté et a récemment shooté une campagne pour une collection de maquillages au château de La Colle Noire, à Montauroux, dans le Sud de la France, demeure emblématique de Christian Dior dans les années 1950. On la retrouve au bar de l’hôtel Bristol, à Paris… Notre bébé Bridgerton a tout d’une adorable (et simple) adolescente, en jean et T-shirt, encore émerveillée de voir son visage et son nom associés à la prestigieuse maison de couture française. Comme on s’appelle Florence toutes les deux, on trinque de bon cœur aux Florence (à l’eau pétillante !). « Un prénom de plus en plus populaire », remarque-t-elle. Sans doute à cause de Florence Pugh ou de Florence Welch, la chanteuse de Florence and the Machine. « À l’école primaire, j’étais la seule Florence ». Florence Hunt ? Elle est unique.
L’interview tou feu tout charme de Florence Hunt
Vous vous souvenez de votre premier casting pour « Bridgerton » ?
Avant, j’avais tourné dans une série où j’incarnais un personnage plus jeune dans des flash-back. Un mois plus tard, je me suis présentée à l’audition pour « Bridgerton ». Passer des castings signifiait avoir l’opportunité de jouer devant la caméra, et j’adorais ça. J’ai tourné une scène de la saison 1 dans laquelle je pourchasse ma grande sœur Daphné. La personne qui me filmait ne m’a donné aucune indication. Et je n’ai pas reçu de nouvelles durant plusieurs mois. Donc, j’ai oublié. Et puis, un jour, mon agent m’a appelé pour une autre audition. Et là, j’ai joué devant la showrunneuse et les producteurs, ils ont trouvé ça bien, et ils m’ont dit que j’étais prise. C’était dingue !
Un jour, je suis très fémininine, le lendemain, très casual
Vous doutiez-vous que vous vous embarquiez pour plusieurs années ?
On savait tous qu’il y avait quelque chose de spécial avec un casting et des costumes pareils, mais on ne se rendait pas compte du nombre de saisons que cela représenterait. Sachant que Shonda Rhimes, un talent absolu, était productrice, on aurait pu se douter de l’ampleur qu’allait prendre la série. C’est la meilleure expérience de ma vie.
Quand on voit les acteurs de la série poster des blagues ou des danses sur les réseaux sociaux, on a l’impression que vous formez une vaste famille…
Absolument ! Mes partenaires sont comme mes frères et sœurs. On passe tellement de temps ensemble. Quand on était petits, on était assez turbulents. Avec Will, on courait partout. Aujourd’hui, on s’envoie des textos sans arrêt. Avec Claudia [Jessie, ndlr], qui joue Eloïse, on se croise souvent car on habite tout près l’une de l’autre. Travailler avec ces acteurs, qui sont si bienveillants, c’est le rêve. Et particulièrement pour moi qui suis la plus jeune. Se sentir soutenue n’a pas de prix.
Vous avez dit dans une interview qu’ils étaient tous très normaux…
Aucun n’a pris la grosse tête ! C’est génial de se dire qu’ils jouent dans une des séries les plus populaires au monde et qu’aucun d’entre eux ne se prend pour une star.
Vous retrouvez-vous dans votre personnage ?
Je me suis tout de suite connectée à Hyacinthe, parce qu’on se ressemble un peu. Comme moi, elle est plutôt optimiste et très attentive aux émotions des autres. À chaque saison, c’est presque devenu un gag récurrent, mon personnage parvient à deviner avant tout le monde de qui son frère ou sa sœur sont tombés amoureux. Elle est sensible et observatrice, et j’aime à penser que je le suis aussi.
Qu’est-ce que ça fait de la voir grandir ?
À la lecture du scénario, je suis toujours excitée de découvrir ce que l’équipe a imaginé pour elle. Là, elle est en train de mûrir, et c’est mon expérience qui viendra nourrir mon personnage. Je suis impatiente de savoir ce que la saison 5 lui réserve.
Mon personnage est sensible et observatrice, et j’aime à penser que je le suis aussi
D’où vous est venue cette envie d’être actrice ?
J’avais 7 ans quand j’ai commencé à prendre des cours de théâtre et je n’ai jamais arrêté. Puis, j’ai passé une audition pour m’inscrire dans une agence car tous mes amis faisaient ça. Je me souviens de mon premier casting, j’ai eu le rôle, je me suis retrouvée sur un plateau, et je me suis dit que c’était ça que je voulais faire dans la vie. C’était un peu prétentieux !
Dans quel environnement avez-vous grandi ?
Ma mère était graphiste et je n’ai jamais su ce que faisait mon père… dans l’immobilier, je crois. En tout cas, ils n’avaient aucun contact avec le monde du cinéma et je n’ai jamais imaginé devenir actrice, j’adorais simplement mes cours de théâtre.
Comment vos parents réagissent-ils à ce qui vous arrive ?
Ils font comme moi, ils s’adaptent. Ils m’ont toujours soutenue. Je ne serais pas là où j’en suis sans eux. Ma mère, par exemple, me conduisait à tous mes castings, parce qu’elle avait le temps, ce qui n’est pas le cas de tous les parents.
« Queen at Sea », votre premier film au cinéma au côté de Juliette Binoche, a remporté le Prix du jury à la Berlinale…
Jouer face à Juliette est la chose la plus facile au monde car elle est comme un aimant, elle est tellement talentueuse qu’elle vous emmène ailleurs. Pendant les répétitions, je l’ai entendue parler à Lance Hammer, le réalisateur… J’ai été époustouflée par sa profondeur et son exigence. J’ai fêté mes 16 ans sur le tournage et elle m’a offert une veste zippée beige que je porte tout le temps…
Quel genre de film aimeriez-vous tourner aujourd’hui ?
Un film d’horreur. J’ai envie de faire quelque chose de choquant et d’inattendu.
C’est difficile de gérer la célébrité ?
Il faut s’habituer, c’est sûr, ça ne vient pas naturellement. Je suis quelqu’un de très normal, issue d’un milieu très ordinaire et j’apprends, c’est amusant. Et c’est ma sœur Amy qui gère mon compte Instagram pour moi.
J’ai lu dans une interview que, en dehors du cinéma, vous étiez obsédée par la mode ?
La mode a toujours fait partie de moi. Ma tante a créé sa propre robe de mariée et ma mère fabrique mes vêtements depuis toujours. J’ai été la première de l’école à porter des baggys. J’ai appris à me servir de la machine à coudre de ma grand-mère. J’ai fait une jupe et un haut que je porte encore !
Comment définissez-vous votre style ?
Un jour, je suis féminine, le lendemain, très baggy et casual. Avec mon métier, je vais à des défilés et on me prête des vêtements qui sont parfois à l’opposé de ce que je porte habituellement. J’ai l’impression d’entrer dans la peau d’un personnage.
Quelles sont vos icônes de mode ?
Je suis pas mal de gens sur Instagram pour leur style. Iris Law, par exemple, la fille de Jude Law. J’adore son sens inné de la mode. J’aime aussi ce que porte Margot Robbie sur les tapis rouges.
Je suis une « mascara girl »
Vous avez assisté au défilé Dior automne-hiver 2026-2027 à Paris…
Le jardin avec les nénuphars, les chaises vertes… tout était iconique, pensé et conceptualisé. Lorsque j’ai remarqué que des chaussures étaient ornées de nénuphars, je me suis dit que Jonathan [Anderson, directeur artistique, ndlr] était un génie. C’est ma collection préférée. J’ai adoré les cardigans croppés, les volants sur les jupes et deux robes, une blanche et une rose. J’ai adoré les souliers mix & match avec un nénuphar de couleur différente.
Avez-vous des indispensables beauté ?
Le Dior Stick Foundation, le meilleur produit que j’ai jamais utilisé. Il est tellement léger et il floute toutes les imperfections, on a l’impression de ne rien avoir sur la peau. Sinon je mets de l’huile sur les lèvres, un peu de gloss, parce que ça les hydrate et que ça les fait briller. Et j’adore utiliser un recourbe-cils, je le fais depuis que j’ai 12 ans. J’aime beaucoup les smoky eyes, mais ne comptez pas sur moi pour les faire ! Et j’adore le mascara. Je suis une « mascara girl » !
ÉQUIPE DE PRODUCTION : Assistante stylisme Julie Chopard – Maquillage Dior Lili Choi – Coiffure Hos Hounkpatin – Manucure Virginie Mataja – Styliste déco Florence Hennequin – Assistante stylisme déco Sandra Akierman.
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