Ça y est ! Le Line-Up Project, dont on vous parlait plus tôt cet été, a illuminé la scène de la mode luxembourgeoise, samedi 29 novembre. Conçu par Design Motion et l’agence Tribe Management, ce tout premier défilé a eu lieu au 1535° Creative Hub à Differdange, en partenariat avec ELLE Luxembourg et avec le soutien de la Ville de Differdange.

Au programme de cette soirée : huit designers talentueux et une trentaine de mannequins sélectionnés lors d’un casting live, qui s’est déroulé en quatre étapes dans plusieurs lieux luxembourgeois. Le jury était composé de Melanie Lange, fondatrice de Design Motion, de notre directrice de publication Marie-Adélaïde Leclercq-Olhagaray, de la mannequin et animatrice Sofía Zámolo, de Meng Ji, entrepreneur et fondateur d’Arxy Virtual Showrooms, ainsi que de Djimi Williams, à la tête de la Djimi Agency.

©Christian Wilmes

Un show magistral

L’ouverture a été portée par Arthur Cadre, le danseur et artiste pluridisciplinaire qui avait inauguré les Jeux Olympiques de 2024, habillé par Lanvin. Sur le podium, une chorégraphie unique signée par l’actrice et danseuse Magali Lange qui a joué le rôle de chef de cabine pour le défilé, avec un coaching des mannequins sur mesure assuré par Katharina Diedrich, mannequin internationale et muse de Dior.

Simplicité et beauté naturelle étaient à l’honneur pour les invités, parmi lesquels des figures marquantes de la mode locale et internationale, tous vêtus de noir pour que toute l’attention soit portée sur les mannequins.

©Shiva Akhlaghi

Focus sur les 8 marques présentées lors du défilé 

ELENAREVA : l’élégance ukrainienne

Née à Kyiv sous la main d’Elena Reva, la marque bâtit un vestiaire pour la femme élégante. Entre soie et structure, chaque pièce reflète une féminité assurée et le fruit de collaborations avec des artistes ukrainiens. Elenareva est disponible dans la boutique Udps Store à Luxembourg-ville.

DAYE HYUN : la streetwear luxembourgeoise du luxe 

Le designer Kacey Carter, adopté de Corée et élevé au Grand-Duché, transforme le vêtement en moyen d’expression artistique avec Daye Hyun. Le luxe, ici, n’est pas dans le logo, mais dans l’artisanat : celui d’une identité croisée, où l’individualité et le mélange des cultures se vivent au quotidien.

BHÀZANE : une question de longévité 

Bhàzane donne à la garde-robe hivernale une rigueur classique. La philosophie est radicale : pas de collections saisonnières, mais un dialogue permanent. La marque écoute ses clientes pour ne créer que ce qui sera porté, rejetant la mode éphémère. Elle est disponible dans la boutique Udps Store à Luxembourg-ville. 

SEVERA  : la couture comme exorcisme  

Severa est le fruit de six années d’études à l’étranger pour l’artiste pluridisciplinaire Alessia Bicchielli. Sa collection est un rituel artistique dédié à sa vingtaine, à la frontière de la mode et de l’art.  Fluides et travaillées par la broderie et la déconstruction, les pièces incarnent le dialogue entre une structure tenace et une imperfection assumée. La créatrice a aussi conçu une robe tissée en live à la fin du défilé.

DOBROVA : du vêtement à l’oeuvre d’art

Entre Kiev et Luxembourg, Dobrova place le vêtement sur le piédestal de l’art. La marque transforme des pièces uniques en art à porter grâce à une finition à la main, où chacune d’entre elles transcende la tendance. Chez Dobrova, porter n’est pas s’habiller, c’est incarner une œuvre.

K-YOUTY : la high street fashion de Séoul au Luxembourg 

K-YOUTY, que vous connaissez sûrement pour ses produits cosmétiques coréens, nous fait découvrir des pièces uniques venues directement de la Seoul Fashion Week avec un streetwear raffiné. Chaque vêtement, qui reflète l’énergie avant-gardiste des jeunes créateurs coréens, est disponible depuis le  1er décembre dans le magasin du centre de la capitale. 

TAMAR KEBURIA : une collection en mouvement 

Tamar Keburia sculpte le vêtement depuis 2016, entre l’Ukraine et Londres. Ses collections sont produites en petites séries, sur commande. Chaque pièce interroge la silhouette et le mouvement, créant un dialogue entre la forme imposée et la liberté de celui ou celle qui la porte.  

AWKA WILLKA : le souffle des Andes

Élaborées en collaboration avec des artisan·es du Pérou et de l’Équateur et créées par Gabriella Moya au Luxembourg, les pièces colorées d’Awka Willka transforment des textiles indigènes en créations contemporaines et intemporelles. 

Une soirée sous le signe du glamour

L’after-show, enfin,  a permis aux invités d’échanger et d’immortaliser la soirée et de se défouler sur le dancefloor. Miss Sappho, une artiste qui a joué dans les plus grands festivals du pays, était aux platines.

Vous l’aurez compris, ce défilé a été une véritable plateforme, une célébration de la création mode du talent au Luxembourg. Pour couronner le tout, des prix prestigieux seront annoncés dans les semaines à venir, dont un prix du jury (Design Motion, ELLE Luxembourg et Smets) et un prix du public. Des mannequins repérés lors du casting ont par ailleurs déjà pu signer avec des agences internationales grâce au book créé par Design Motion. 

À lire également

Notre sélection culturelle : ce qu’il faut voir cet hiver au Luxembourg

YoYo Lander expose à la galerie Zidoun-Bossuyt à Luxemboourg : le corps comme territoire

Que faire en décembre au Luxembourg ?