Avis aux amatrices de golf : mon bilan d’un week-end épicurien réussi au cœur du Médoc, à Cabot Bordeaux.
Quel bonheur de m’évader le temps d’un long week-end au cœur du vignoble bordelais. À peine deux heures de vol direct entre Luxembourg et Bordeaux, puis quelques minutes de voiture, et me voilà entre les pins et les vignes. De retour dans mon Sud-Ouest adoré, j’ai pu y découvrir Cabot Bordeaux, célèbre auprès des golfeuses et golfeurs sous son ancien nom le Golf du Médoc. Posé en lisière des vignes bordelaises, ce resort dévoile un cadre sophistiqué sans ostentation, alliant la richesse du patrimoine viticole environnant et la décontraction des golfeurs. J’y découvre une atmosphère confidentielle, mais pas guindée, des chambres qui s’effacent dans les parcours et un restaurant pensé comme un vrai lieu de vie.

©Patrick Koenig
Ici, tout invite à prendre son temps. Un détail ne trompe pas, j’y ai fini deux livres : Le buveur de brume de Guillaume Gallienne et Comment paye-t-on les fautes de ses ancêtres ? de Nina Canault. Des lectures qui font la part belle à l’introspection, entrecoupées par des longueurs dans la piscine et la contemplation des parcours depuis la terrasse du restaurant aux 130 cuvées où j’ai installé mes quartiers. Je trouvais ces parcours beaux sous les rayons du soleil couchant, j’apprends qu’ils sont fameux et dessinés par des pontes. Nommés Châteaux et Vignes, ils sont classés dans le Top 100 européen selon Golf World et offrent une diversité de sensations. Le Châteaux, classé 9e au niveau national, a été conçu par Bill Coore en 1987. Cet architecte a d’ailleurs conçu d’autres parcours du groupe avec Cabot Cliffs au Canada et Cabot Saint Lucia dans les Caraïbes. Son parcours joue ici la carte du classicisme, avec des bunkers ourlés de bruyère et des fairways sablonneux. Son voisin, le Vignes, conçu par Rod Whitman, également classé parmi les 30 meilleurs parcours de France, offre un tracé plus « links » : des trous courts, des fairways resserrés et de larges greens capricieux, où la bruyère côtoie les genêts et les pins maritimes, dans une ambiance presque écossaise.
Ici, tout invite à prendre son temps
Ce séjour m’a fait étoffer mon vocabulaire. Car je ne suis pas golfeuse, du moins pas encore, même si j’en suis à ma quatrième initiation en 20 ans. J’apprécie l’élégance et l’ambiance de ce sport, mais surtout les cadres magnifiques et paisibles qu’il nous fait sillonner. Un de mes objectifs 2026 : passer plus de temps à l’air libre. Pourquoi pas un club à la main.
Avec des milliers de domaines comme Margaux, Saint-Estèphe ou même Saint-Émilion à portée de swing, impossible de ne pas en profiter pour visiter les châteaux environnants et déguster des grands crus. Mon coup de cœur ? Château Siran, une perle du Médoc dans la même famille depuis 1859, à l’impressionnante collection de taste-vins et de bouteilles qui ont traversé les époques. Leur cuvée 2020 attend désormais sagement dans ma cave.

©Cabot Bordeaux
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