ELLE Luxembourg a organisé sa première édition des Matinées Exclusives chez Engelhorn, à Wickrange, en deux sessions de quinze personnes. Au programme : un petit-déjeuner chez Gaia, une visite privée du concept store guidée par Constance Bastiani, et une façon de regarder la mode qu’on ne pratique pas d’habitude dans un magasin.

L’idée de départ était simple : faire un pas de côté, et découvrir Engelhorn comme on visiterait un musée : comprenez, avec la même attention portée aux pièces, la même disponibilité au récit qu’elles portent. Installé sur près de 6 000 m² au cœur de Gridx, le fashion store de la maison allemande fondée à Mannheim il y a plus de 130 ans propose plus de cent marques réparties en sept univers, chacun baptisé d’après une planète. Le café Gaia, au centre, a accueilli le petit-déjeuner et le déjeuner des deux sessions avant que la visite commence.

Fédérer une communauté autour du magazine, créer des moments où les personnes se rencontrent vraiment : telle est l’ambition de ces Matinées Exclusives, dont cette première édition en a été la démonstration la plus parfaite.

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La mode comme grille de lecture

L’équipe ELLE Luxembourg avait sélectionné quelques marques (American Vintage, Lunatica Milano, Allude, Riani, Luisa Cerano et ETRO) pour traverser des pans de l’histoire de la mode et de ce qu’ils disent de la société qui les a produits. La jupe qui raccourcit décennie après décennie, de Coco Chanel jusqu’à Mary Quant, la minijupe comme acte d’émancipation visible dans la coupe elle-même. Les années 90, le porno chic, et ce moment où la mode a aussi servi à réifier les femmes. On touchait les matières en parlant de tout ça.

Le format, volontairement resserré autour de quinze personnes, a été l’un des clés du succès en rendant possibles (et, surtout, ultra fluides) les échanges. La visite commence par la très jolie maison American Vintage :  nombreux sont ceux à avoir découvert à ce moment que la marque est française, fondée à Marseille par Michaël Azoulay. Une surprise pour plusieurs participants, habitués à la porter sans vraiment connaître son histoire.

Alors que la visite se poursuit, Ronand prend la parole. « C’est au Luxembourg que j’ai senti pour la première fois que je pouvais m’habiller comme je le voulais ». Il est arrivé au Grand-Duché il y a quelques années. « C’est à travers le vêtement que j’affirme qui je suis ». Rien d’anodin à cela et d’autant plus vrai lorsqu’il cite, Jean-Paul Gaultier comme sa référence ultime : un créateur qui a passé sa carrière à déconstruire ce que les hommes avaient le droit de porter ou non. À ses côtés, son amie a confié autre chose : en deuil depuis quelque temps, elle porte des couleurs foncées alors qu’elle est naturellement attirée par les couleurs vives. Le vêtement comme révélateur d’un état intérieur, subi autant que choisi.

Un moment d’échange privilégié

Conquis, les invités des deux sessions sont restées bien au-delà de l’heure prévue, à continuer la conversation autour d’un spritz ou un iced matcha, à feuilleter le nouveau ELLE Luxembourg qui se trouvait dans leur goodie bag, pendant que d’autres ont profité de la réduction offerte à l’issue de l’événement pour faire du shopping dans les mondes d’Engelhorn. « C’était très chouette, aussi, de pouvoir échanger en petit comité avec l’équipe du magazine » conclut Lucie. Un bien joli samedi dans ce nouveau temple de la mode luxembourgeois.

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