Septembre n’a pas à rimer avec spleen post-vacances : ELLE Luxembourg a repéré tout ce qui va donner le ton à votre mois.
Entre grands retours sur scène, célébrations en grande pompe et derniers sursauts estivaux, la rentrée s’annonce sous les meilleurs auspices.
Que faire en septembre au Luxembourg ?
(CONCERT) Lorde referme sa tournée mondiale à la Rockhal
La Néo-Zélandaise clôt l’Ultrasound World Tour à Esch-sur-Alzette, dernière étape d’une tournée portée par Virgin, quatrième album sorti fin juin 2025. Après les nappes acoustiques de Solar Power, elle y renoue avec l’électro-pop synthétique de ses débuts : basses tendues, boucles de synthés, une écriture plus nue, presque clinique — jusque dans la pochette, une radiographie de son propre bassin. Sur scène, elle a dépouillé le spectacle à l’essentiel : pas de chorégraphies ni de paillettes, juste des faisceaux de lumière bleue et sa voix, seule au centre. Date reportée depuis l’annulation du concert initial, billets déjà achetés valables. Salle debout : complet.
Mardi 1er septembre, portes à 19h, Rockhal Main Hall, Esch-sur-Alzette
(LITTÉRATURE) Literary Baddies Book Club : East of Eden de John Steinbeck
Le club de lecture referme l’été sur ce monument de Steinbeck, qui rejoue le duel biblique entre Caïn et Abel à travers les Trask et les Hamilton, familles rivales de la Salinas Valley californienne sur près de soixante ans. Au cœur du roman, un mot hébreu mal traduit, timshel – « tu peux » – porte toute la question du livre : sommes-nous condamnés à répéter les fautes de nos pères, ou libres d’en sortir ?
Mercredi 2 septembre, 19h, Rotondes, Luxembourg-ville, entrée libre
(PARTY) Night Fever : les années 80 prennent la scène au Mudam
Le musée clôt son Summer Project consacré aux années 80 par une soirée pensée comme une scène ouverte et participative, où le public circule librement entre les rôles d’observateur, de participant et de performeur. Au programme : un troc de vêtements vintage autour de l’esthétique 80s, trois DJ sets, une station de stylisme live, une cabine d’enregistrement cassette et un espace dédié aux accessoires. Rien n’est figé en performance imposée : chacun compose sa soirée à son rythme, entre danse spontanée et curiosité pour les propositions qui s’enchaînent.
Mercredi 2 septembre, parvis du Mudam, Luxembourg-Kirchberg, entrée libre
Lire aussi : Sortir seule au Luxembourg : une pratique encore marginale ?
(SHOPPING) La Grande Braderie de Luxembourg-Ville
97e édition de cet immuable rendez-vous de la rentrée. Plus de 200 commerçants installent leurs stands dans les rues de la Ville Haute et du quartier de la Gare, sur une large zone piétonne, pour écouler les dernières pièces des collections passées avant l’arrivée de l’automne-hiver. Au-delà du shopping, la journée se veut festive avec de nombreuses animations aux quatre coins de la capitale. Programme à venir.
Lundi 7 septembre, 9h-19h, centre-ville et quartier Gare, Luxembourg-ville
(OPÉRA) Gianni Schicchi à l’Auditorium Intesa Sanpaolo

©DR
Le nouveau spectacle de l’Opera Studio réunit de jeunes talents prometteurs dirigés par de prestigieux maestri, dans une mise en scène inventive et moderne. Cet opéra comique en un acte de Puccini, tiré d’un épisode de l’Enfer de Dante, met en scène un usurpateur aussi rusé que sans scrupules, condamné pour avoir pris l’identité d’un riche mourant afin de réécrire son testament à son profit ; un joyau musical et théâtral qui séduit un large public, des plus jeunes aux plus averti·es. La représentation est précédée d’une conférence de Rick Serrano sur Dante et La Divine Comédie, et conclut trois semaines d’Opera Studio intensif mené par Sequenda, dédié depuis 2008 à la formation de jeunes chanteur·euses lyriques au Luxembourg.
Vendredi 11 septembre, 16h et 19h, Auditorium de Intesa Sanpaolo, 28 Bd de Kockelscheuer, L-1821 Luxembourg
(CONCERT) The Pussycat Dolls fêtent les 20 ans de PCD à la Rockhal
Dix-sept ans après leur mémorable concert à la Rockhal, où elles furent précédées sur scène par une certaine Lady Gaga, les Pussycat Dolls s’apprêtent à faire leur grand retour au Luxembourg. Nicole Scherzinger, Ashley Roberts et Kimberly Wyatt reviennent avec la tournée PCD Forever, construite autour des vingt ans de leur premier album, sorti en 2005 et vendu à plus de 9 millions d’exemplaires rien qu’à sa sortie. Sur scène, on attend les tubes qui ont installé le girls band au sommet de la pop des années 2000 : Don’t Cha, Buttons et son milliard de vues sur YouTube, ou encore la ballade Stickwitu. Lil’ Kim assure la première partie, pour une bonne dose de vibes des années 2000.
Dimanche 13 septembre, portes à 18h30, Rockhal Main Hall, Esch-sur-Alzette
(CONCERT) L’Éphémère, dream pop en français au Kinneksbond
Rencontrés par hasard, unis à la scène comme à la ville, Elise Nunes et Steve Richer ont emprunté leur nom à l’insecte d’un jour, pour qui chaque instant vaut une vie entière. Leur dream pop trouve dans le français ses ombres et ses murmures : nappes et chant en apesanteur, soudain zébrés d’embrasements rock, entre Charlotte Gainsbourg, Portishead et Chelsea Wolfe. Après un premier EP, Résilience, ciselé deux années durant avec le producteur Sacha Hanlet, le duo luxembourgeois se fait trio sur la scène du Kinneksbond, avec Tom Roilgen à la batterie, le temps d’une soirée sans lendemain.
Lundi 14 septembre, 19h30, Kinneksbond, Centre Culturel Mamer, 17,50€ / 8€ (tarif réduit)
(EXPOSITION) Yashua Klos, Towards A New Mythology, chez Zidoun-Bossuyt

Courtesy of Zidoun-Bossuyt
L’artiste américain, né à Chicago, poursuit son exploration de bustes-portraits traversés par des grilles et des matériaux de construction, en y intégrant cette fois des motifs Art déco empruntés aux bâtiments municipaux de sa ville natale. Il fracture ces motifs pour y loger les visages amalgamés de ses proches, employés de l’entretien et de la construction urbaine, détournant ainsi ce symbole de pouvoir municipal vers une réappropriation de l’espace par celles et ceux qui la font tourner. L’exposition inclut aussi des collages en forme de trottoirs, gravés de textes et d’images, pensés comme un espace démocratique où chacun peut laisser une trace durable de son passage.
Du 15 septembre au 17 octobre, Zidoun-Bossuyt Gallery, 6 rue Saint-Ulric, Luxembourg-ville
(EXPOSITION) Alessandro Valeri, Amour Fragile, chez Lart Universe Gallery

Courtesy of Lart Universe
L’artiste italien, dont le parcours oscille entre Paris et Rome, expose pour la première fois à Luxembourg avec cette série de grands Polaroid où le flou et l’imperfection deviennent la matière même de l’œuvre. Refusant la netteté numérique, Valeri agrandit le grain de la pellicule jusqu’à en faire une véritable texture de peau : ses fleurs photographiées de très près se dissolvent en pure abstraction, entre présence et disparition. « Erronée, déformée, floue, mais surtout parfaite et imparfaite, comme l’amour » : c’est ainsi que l’artiste, exposé au MAXXI et au MACRO de Rome ou encore à la Biennale de Venise, définit sa propre vision. Cette exposition marque l’aboutissement d’une recherche menée depuis 2024 par la commissaire Beatrice Fellegara, en lien avec la Rothko Chapel de Houston, et précède une prochaine étape à la Fabbrica del Vapore de Milan.
Du 16 septembre au 14 novembre, Lart Universe Gallery, 31 rue Philippe II, Luxembourg-ville
(EXPOSITION) Gilles Pegel, I’m Too Young To Die, chez Nosbaum Reding

Courtesy of Nosbaum Reding
L’artiste luxembourgeois emprunte le titre de cette exposition à un mode de difficulté du jeu vidéo DOOM, qui exprime bien au-delà du gaming une conscience aiguë de la mortalité. À travers sculpture, installation, peinture, textile et néon, il interroge les infrastructures numériques devenues indissociables du quotidien : intelligence artificielle, marchés financiers, logistique, branding, culture du gaming. Sculptures en aluminium industriel, vêtements détournés, objets domestiques miroités et installations murales se répondent dans un ensemble où l’humour sert de premier point d’entrée, avant de révéler une réflexion plus profonde sur ce que signifie vivre dans un monde de plus en plus complexe.
Vernissage jeudi 17 septembre à 18h, exposition jusqu’au 17 octobre, Nosbaum Reding Gallery Projects, 2 rue Wiltheim, Luxembourg-ville
(CONCERT) Gabi Hartmann à la Philharmonie

© Mickael Hemy
Avec La femme aux yeux de sel, son deuxième album sorti en mars 2025, la chanteuse parisienne tisse une fable envoûtante autour de Salinda, héroïne d’une île imaginaire dont les larmes de sel la poussent à voyager pour comprendre ses origines. Sur les traces de son premier album éponyme, salué par la critique et récompensé au Japon d’un Golden Disk Award, elle poursuit ici son exploration poétique en un univers onirique où se croisent influences et époques, entre pop, folk, jazz et musiques du monde. Sur scène, elle est accompagnée de piano, contrebasse, batterie et percussions.
Mercredi 23 septembre, 19h30, Salle de Musique de Chambre, Philharmonie Luxembourg
(PARUTION) Le nouveau numéro de ELLE Luxembourg arrive en kiosque
La fin de l’été vous rend nostalgique ? Le nouveau numéro de ELLE Luxembourg a de quoi vous rebooster ! Culture, beauté, mode, société : la rentrée s’annonce pleine d’envies. Et en couverture, un teasing grandeur nature de la prochaine édition du ELLE Summit…
Rendez-vous le 25 septembre !
(DANSE) Pam Tanowitz Dance présente Pastoral au Grand Théâtre

©Maria Baranova
Première venue au Luxembourg de cette chorégraphe new-yorkaise, dont une précédente création, Four Quartets, fut saluée par le New York Times comme « la plus grande œuvre de danse théâtre créée ce siècle ». Avec Pastoral, elle s’attaque à la 6e symphonie de Beethoven : la partition est retirée par endroits pour être remplacée par une composition originale signée Caroline Shaw, sa collaboratrice de longue date, tandis que l’artiste Sarah Crowner peint en direct des décors dans son style caractéristique de toiles « découpées-cousues ». Le spectacle, coproduit par Les Théâtres de la Ville de Luxembourg aux côtés du Fisher Center at Bard et du Barbican de Londres, applique le traitement abstrait qui a fait la réputation de Tanowitz à un répertoire à la fois classique, contemporain et pédestre.
Jeudi 24 et vendredi 25 septembre, 19h30, Grand Théâtre, Luxembourg-ville
(DANSE) Rave Lucid ouvre la saison de l’Escher Theater

Courtesy of Escher Theater
Révélée au grand public lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, la compagnie MazelFreten, fondée en 2018 par Brandon Masele et Laura Defretin, présente un ballet d’un genre nouveau, à l’énergie hautement contagieuse. Dix interprètes virtuoses, Eboï et Equeenz issus de la communauté électro, y font évoluer les codes du clubbing et des battles vers une écriture de groupe originale, spontanée et viscérale, promettant au public des effets d’hypnose et de transe. Ce spectacle né en 2022, sélectionné à Danse élargie 2021, ouvre la nouvelle saison de l’Escher Theater sur les chapeaux de roue.
Vendredi 25 septembre, 20h, Escher Theater (grande salle), Esch-sur-Alzette
(EXPOSITION) FOR EVER, Christine Sun Kim s’installe au Mudam

Courtesy of Mudam
L’artiste sourde américaine, basée à Berlin, investit le Pavillon Henry J. et Erna D. Leir du Mudam avec une commande in situ pensée pour son architecture en forme de chapelle. Toiles sculpturales et bande son conçue avec le musicien Matt Karmil composent un monument à la longévité et à la résilience de la culture sourde, rendant le son perceptible par ses vibrations autant que par l’image. En 2020, Christine Sun Kim était devenue la première artiste sourde asiatique-américaine à interpréter l’hymne national en langue des signes lors du Super Bowl : une performance que le magazine Time avait qualifiée d’incontournable.
Du 25 septembre au 10 janvier 2027, Pavillon Henry J. et Erna D. Leir, Mudam, Park Dräi Eechelen, Luxembourg-Kirchberg
(HUMOUR) Julien Bing au Casino 2000
Le CASINO 2000 accueille l’une des étoiles montantes de l’humour français pour un spectacle aussi percutant qu’irrésistiblement drôle : Toute la vérité, rien que la vérité… ou presque. Monté sur scène pour la première fois à 17 ans à Dunkerque, révélé en 2018 sur la scène ouverte du Spotlight à Lille puis rodé au Festival d’Avignon 2021, Julien Bing y passe du stand-up aux personnages pour interroger, avec tendresse ou presque, des vérités parfois dérangeantes, souvent hilarantes. Avec un humour intelligemment maladroit, il vise un seul objectif : rire avec tout le monde, sans jamais exclure personne, dans un monde où la nuance semble avoir disparu.
Samedi 26 septembre, portes à 19h30, Chapito, Casino 2000, Mondorf-les-Bains
(DANSE) Adrénaline : The Ruggeds ouvrent la saison du CAPe

©LittleShao
Championne du monde de battle breaking, la compagnie The Ruggeds, née à Eindhoven, quitte l’arène des compétitions pour la scène théâtrale avec Adrenaline, exploration du besoin d’adrénaline dans nos sociétés. Le spectacle interroge cet instant bref et intense qui suspend le futur et plonge dans le présent, pousse à accepter l’incertitude et à sortir des chemins habituels ; un rapport à l’adrénaline profondément enraciné dans le breaking, où l’énergie des battles et des beats a appris aux danseurs à repousser sans cesse les limites du corps. Risque, acrobatie et spontanéité au programme, pour ce spectacle qui inaugure la saison du CAPe, marquée par l’Ettelbrooklyn Street Fest.
Samedi 26 septembre, 19h30, CAPe, Ettelbruck
(RENCONTRE) Lëtz France, le rendez-vous des Français du Luxembourg
Deuxième édition de cet événement porté par un collectif d’associations – Luxembourg Accueil, CISE Luxembourg, l’Amicale des Français du Luxembourg et l’Union des Français de l’étranger – sous le haut patronage de l’ambassade de France. Lëtz France s’adresse aux Français installés au Luxembourg, aux frontaliers, aux francophones, mais aussi à tous ceux qui souhaitent découvrir la richesse du tissu économique, culturel et associatif français dans la Grande Région. Une quarantaine d’exposants, des associations aux entrepreneurs en passant par les écoles, animeront la journée de dégustations gourmandes, de rencontres et de stands pratiques. La première édition, en octobre 2025 au lycée Vauban, avait réuni près de 600 visiteurs. À souligner : l’équipe de ELLE Luxembourg participera à cette deuxième édition !
Samedi 26 septembre, 10h-17h, Lycée Vauban, Luxembourg-ville, entrée libre
(PROJECTION) Les Optimistes aux Rotondes

©Dimitri Koutsomytis
Ce documentaire de Gunhild Westhagen Magnor suit Les Optimistes, une équipe de volley-ball norvégienne pas comme les autres : ses joueuses ont entre 66 et 98 ans. Après trente ans d’entraînement sans avoir disputé le moindre vrai match, elles se lancent un défi de taille : se rendre en Suède pour affronter leurs homologues masculins. Le film les suit dans leurs préparatifs, qu’il s’agisse de broder les survêtements, de trouver un sponsor, de convaincre l’entraîneur national de les coacher, de remettre à jour des règles oubliées, ou de se lever au petit matin pour courir.
Mardi 29 septembre, Rotondes, Luxembourg-ville
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