Faut-il prendre ses complements alimentaires à jeun, le matin, le soir, en cure, toute l’année ? Et surtout : est-ce que ça sert vraiment à quelque chose ? ELLE Luxembourg démêle le vrai du faux.
Les compléments alimentaires se sont invités dans nos routines quotidiennes presque sans qu’on s’en rende compte, au même titre qu’un sérum qu’on a fini par adopter naturellement. Un flacon pour l’énergie, un autre pour la peau, un troisième pour le sommeil. Mais au moment de les avaler, beaucoup de doutes surgissent. Faut-il les prendre à jeun, le matin, le soir, en cure, toute l’année ? Et surtout : est-ce que ça sert vraiment à quelque chose ?
Pour démêler le vrai du faux, on s’appuie sur les connaissances solides d’Amandine de Paepe, nutritionniste et fondatrice d’Insentials, une marque belge qui a bâti sa philosophie sur la science et la personnalisation. Pas d’approche miracle, pas de « compléments pour tout le monde », mais une vision précise : le corps de chaque femme évolue, ses besoins aussi. Insentials propose des formulations clean, un dosage efficace, et une logique claire qui tient compte des cycles, de l’âge et des modes de vie. Bref, on parle de supplémentation intelligente, pas de consommation impulsive.
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Toutes les femmes ont les mêmes besoins en vitamines et minéraux. Faux
On aimerait une règle simple qui conviendrait à tout le monde. Ce serait pratique. Mais la réalité est plus subtile. Les besoins dépendent de l’âge, de l’activité physique, de l’alimentation, du stress, des hormones, d’une grossesse ou de la ménopause. Une femme de 28 ans sous pilule n’a pas les mêmes besoins qu’une femme de 52 ans dont les hormones décroissent. La supplémentation ne peut donc pas être uniforme.
On peut identifier ses carences sans prise de sang. Vrai et faux
Pour certains nutriments, oui. Pour d’autres, non. La vitamine D, par exemple, se mesure bien par analyse sanguine. Le magnésium, en revanche, beaucoup moins : seule une très faible part circule dans le sang, le reste étant stocké dans les tissus. La prise de sang n’est donc pas un outil universel, et l’interprétation demande un minimum de contexte.
Il vaut mieux prendre ses compléments le matin à jeun. Faux
La bonne façon de prendre un complément dépend de sa nature.
• Les probiotiques ou certains acides aminés sont plus efficaces à jeun.
• Les vitamines liposolubles (A, D, E, K), les oméga-3 et de nombreux minéraux s’absorbent mieux pendant un repas, grâce aux graisses alimentaires.
Le timing n’est pas une règle fixe, mais une question d’optimisation.
Certaines vitamines fonctionnent moins bien le soir. Faux
L’efficacité ne dépend pas de l’heure, mais du ressenti. Les vitamines B sont souvent prises le matin parce qu’elles soutiennent l’énergie. D’autres se tolèrent mieux avec un repas. L’important est de trouver un rythme qui ne perturbe ni digestion, ni sommeil.
On peut combiner tous les compléments sans risque. Faux
Certains nutriments fonctionnent ensemble, d’autres se contrarient.
• Le zinc réduit l’absorption du cuivre.
• Le calcium prend la place du fer.
Et à l’inverse, un excès peut surcharger l’organisme. Il existe des limites de sécurité. La supplémentation, même naturelle, demande donc une cohérence. L’idée n’est pas d’accumuler, mais d’aligner.
Une alimentation équilibrée suffit toujours. Faux
Pas toujours. Le mantra « tout est dans l’assiette » n’est pas faux en théorie. Mais les sols sont moins riches qu’autrefois, le rythme de vie est plus stressé, certains médicaments diminuent l’absorption. Une alimentation saine reste la base, mais elle n’empêche pas certains manques.
Mieux vaut faire des cures ponctuelles que prendre des compléments toute l’année. Vrai et faux
Pour certains objectifs, comme l’immunité hivernale ou la récupération après une période de stress, une cure ciblée est pertinente. Pour d’autres besoins plus continus (vitamine D, magnésium, oméga-3), la prise régulière reste plus efficace. Tout dépend de ce que l’on soutient.
Plus on en prend, plus c’est efficace. Faux
La supplémentation n’obéit pas à une logique de quantité. Trop de vitamine D ou de fer peut devenir problématique. L’efficacité repose sur l’adéquation entre besoin réel et dosage, pas sur la volonté d’aller « plus vite ».
Les compléments peuvent remplacer un traitement médical. Faux
Les compléments soutiennent l’organisme. Ils ne guérissent pas une maladie. Ils accompagnent, ils renforcent, mais ne remplacent jamais une thérapie, un suivi ou un diagnostic médical.
Toutes les marques se valent. Faux
La différence se joue dans la qualité des ingrédients, la forme des nutriments (certains sont mieux absorbés que d’autres), la transparence, l’absence d’additifs inutiles, les dosages. C’est précisément sur ce point qu’Insentials s’est construit : des formulations dont l’efficacité repose sur l’absorption réelle, pas sur les promesses.
Les compléments liquides sont toujours mieux absorbés. Faux
Les liquides sont parfois assimilés plus vite, les gélules offrent généralement une meilleure stabilité. Le choix dépend du nutriment, pas du format.
Les besoins en vitamines évoluent avec le cycle hormonal. Vrai
Au cours du cycle, la demande en magnésium, zinc et vitamines B varie. Après les règles, le fer devient plus important. Le corps féminin n’est pas linéaire ; la supplémentation non plus.
Il faut adapter sa routine à son âge. Vrai
Avec le temps, certains nutriments deviennent plus nécessaires : vitamine D, B12, magnésium, collagène. Ce n’est pas une question d’anti-âge, mais d’accompagnement physiologique.
Les compléments servent aussi en prévention. Vrai
Un déficit s’installe souvent sans symptômes visibles. Attendre de « sentir » un manque n’a donc pas toujours du sens. Prévenir, c’est aussi soutenir son énergie, son immunité et sa stabilité émotionnelle au quotidien.
Certaines vitamines interagissent avec des médicaments. Vrai
C’est pourquoi demander conseil reste essentiel dès qu’un traitement est en cours.
Les effets des compléments sont immédiats. Faux
Le corps a besoin de temps. Selon les objectifs, les effets se perçoivent en quelques semaines, parfois en quelques mois. Chez Insentials, on recommande souvent une prise de trois à six mois.
Il faut changer régulièrement pour éviter que le corps « s’habitue ». Faux
Le corps ne développe pas de « tolérance » aux vitamines comme il le fait parfois avec certains médicaments. Ce qui change, ce sont nos besoins. D’où l’importance de réévaluer sa routine, pas de la bouleverser sans raison.
Le stress augmente nos besoins nutritionnels. Vrai
Le stress consomme magnésium, vitamines B, vitamine C. C’est physiologique, pas symbolique.
Les compléments peuvent soutenir le cycle et le sommeil. Vrai
Sans remplacer un traitement médical, certains nutriments soutiennent l’équilibre hormonal, l’humeur et l’endormissement.
La question des compléments alimentaires n’est ni un débat moral, ni une affaire de mode. C’est un outil. Utile quand il est bien choisi, cohérent, adapté. Superflu quand il est pris « parce qu’on a vu ça sur Instagram ».
Ce qu’Insentials met en avant, c’est cette idée de justesse : comprendre ce dont le corps a vraiment besoin, à un moment donné, avec une formulation qui respecte sa capacité d’absorption. Ni promesse miracle, ni dramatisation, juste de la science.
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