Rupture de stock, rayons dévalisés dans les librairies, posts viraux sur les réseaux sociaux : Celle qui sait de Riley Sager s’est imposé en quelques semaines comme LE page-turner de l’été. Mais cet énorme pavé mérite-t-il que vous lui fassiez une place dans votre valise ? ELLE Luxembourg s’est penché sur le phénomène.
Un manoir accroché à une falaise du Maine. Une nuit de 1929, une famille entière massacrée dans son sommeil. Une seule survivante : Lenora Hope, dix-sept ans, jamais condamnée par la justice, mais condamnée par tout le monde autour d’elle. Depuis ce soir-là, elle n’a plus jamais quitté la maison.
Une maison qui garde ses secrets depuis 1929
Cinquante ans plus tard, Lenora a plus de soixante-dix ans. Une série d’AVC l’a rendue muette et clouée dans un fauteuil roulant. Kit McDeere, sa toute nouvelle aide-soignante, arrive à Hope’s End sans savoir que la précédente infirmière s’est enfuie sans explication. Les journées s’installent, silencieuses, jusqu’à ce soir où Lenora, d’un seul doigt encore valide, se met à taper sur une vieille machine à écrire : je veux tout vous raconter.
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De journaliste local à machine à page-turner
Derrière Riley Sager se cache Todd Ritter, un Américain originaire de Pennsylvanie installé à Princeton, dans le New Jersey. Avant de devenir romancier, il a été journaliste pendant plus de quinze ans, notamment au New Jersey Star-Ledger, où il a couvert de nombreuses affaires criminelles : une expérience qui infuse clairement ses intrigues. Il adopte le pseudonyme de Riley Sager en 2017 pour La Dernière Fille, best-seller publié dans plus de vingt pays. Depuis, il enchaîne les succès chez les lecteurs anglo-saxons, et cumule plus de trois millions d’exemplaires vendus dans le monde. Celle qui sait est son dixième roman.
Direction plage ou pas ?
Si vous cherchez un page-turner d’été, sans prise de tête, avec maison hantée, secrets de famille et un final qui ne fait pas semblant, Celle qui sait coche résolument toutes les cases du livre qu’on glisse dans son sac de plage sans hésiter. Si vous préférez une littérature qui prend son temps et ne mise pas sur l’accumulation de twists, gardez-le plutôt pour une parenthèse légère entre deux lectures plus exigeantes : ici, l’objectif assumé, c’est de tourner les pages, pas de réfléchir. Ni de prétendre au prochain Pullitzer !
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