L’heure à laquelle on s’entraîne n’a rien d’anodin. Voici ce qui se passe dans notre cerveau quand on bouge dès le réveil.
Qui n’a jamais réglé son alarme à 6h30 la veille au soir avec les meilleures intentions du monde, puis repoussé trois fois son réveil le lendemain matin ? La rentrée a beau être la saison des bonnes résolutions sportives, l’idée de transpirer avant le premier café reste difficile à mettre en pratique. Et si le véritable bénéfice de la séance matinale n’avait, au fond, pas grand-chose à voir avec les muscles ?
La lumière du matin prépare déjà le cerveau à l’effort
C’est l’argument que l’on n’attendait pas. Le corps est biologiquement programmé pour se mettre en route avec le lever du jour, rappelle Gaelle Serrano, psychologue et coach, dans les colonnes du magazine « Hola ». « Chaque matin, la lumière active notre horloge biologique en réduisant la production de mélatonine et met en marche des processus qui augmentent l’état d’alerte et l’énergie », explique-t-elle. S’entraîner à ce moment précis reviendrait donc à s’appuyer sur un mouvement déjà enclenché, plutôt qu’à forcer une machine encore à l’arrêt. S’y ajoute la chimie habituelle de l’effort, avec des endorphines, de la dopamine et de la sérotonine libérées à chaque mouvement, tandis que le cortisol, l’hormone du stress, se régule.
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Le sport du matin agit surtout sur la confiance en soi
Le vrai bénéfice d’un entraînement matinal est avant tout psychologique. Pour Diego Montu, directeur sportif de Commando España, s’entraîner le matin ne modifie pas seulement le corps mais l’identité. « Commencer la journée en faisant quelque chose de difficile apprend à ton cerveau que c’est toi qui prends les décisions, pas tes émotions », détaille-t-il. Cette première victoire remportée avant même d’avoir ouvert sa boîte mail changerait ensuite la manière d’aborder le travail, l’alimentation et la concentration.
Nul besoin, pour autant, de s’imposer une séance quotidienne ni une discipline en particulier. Marcher, courir, pédaler, danser ou soulever quelques poids produiraient le même effet, à condition d’y revenir régulièrement. Le plus difficile, finalement, reste sans doute de ne pas repousser le réveil.
Article initialement publié sur elle.fr
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