Après des années à vouloir être partout à la fois, de plus en plus de personnes découvrent le plaisir de rester chez elles sans culpabiliser. Voici ce que cache le JOMO, comprenez : « joy of missing out ».
Le vendredi soir, le groupe WhatsApp s’agite, l’apéro s’organise et l’on hésite un instant avant de répondre qu’on ne viendra pas cette fois-ci. Et au lieu du petit pincement de regret que l’on aurait ressenti il y a quelques années, c’est un vrai soulagement qui l’emporte. Ce sentiment a désormais un nom, le JOMO, et il séduirait de plus en plus de monde, comme l’explique une psychologue au magazine « Harper’s Bazaar ».
Qu’est-ce que le JOMO ?
Le JOMO, pour « joy of missing out », que l’on pourrait traduire par la joie de passer à côté des choses, est né en réaction au FOMO, cette peur de rater ce que vivent les autres. Pour la psychologue María Bernardo Uceda, il s’agit avant tout de savoir profiter pleinement de ce que l’on a choisi de faire, sans penser à ce qui se passe ailleurs. « Le JOMO décrit la capacité à profiter du moment présent sans culpabilité », résume-t-elle. Il ne s’agit donc pas de tout refuser ni de s’isoler, mais de choisir ses sorties plutôt que de les subir.
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Pourquoi le JOMO séduit autant ?
Si le JOMO gagne du terrain, c’est en grande partie à cause des réseaux sociaux, où l’on voit défiler en permanence la vie des autres. Selon la psychologue, cette exposition continue nourrirait la comparaison et le sentiment d’être mise à l’écart, au point de provoquer de la fatigue, de l’irritabilité ou des troubles du sommeil. Le JOMO apparaîtrait alors lorsque l’on se rend compte que participer à tout n’apporte pas la satisfaction espérée. Plus qu’une question d’âge, ce qui rassemble ses adeptes, c’est d’avoir atteint un point de saturation, après avoir ressenti la pression d’être toujours disponible et de tout partager en temps réel, et d’avoir su reconnaître à temps les signes d’épuisement.
Les bienfaits du JOMO
Savoir dire non à certaines invitations aurait de vrais effets sur notre bien-être. On redevient plus présente à ce que l’on fait, on prend le temps de se demander ce dont on a vraiment envie, on réapprend même à s’ennuyer un peu, et l’anxiété aurait tendance à diminuer. Rien n’empêche bien sûr de continuer à profiter des soirées entre amis, mais en les choisissant parce qu’elles nous font envie, et non par peur de rater quelque chose, ce qui les rend souvent bien plus agréables.
Article initialement publié sur elle.fr
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