Vanessa Paradis et Saint Levant à la Rockhal, Arlo Parks à den Atelier, 78 galeries sous la tente du Glacis et les premiers marchés de Noël : novembre remplit l’agenda luxembourgeois jusqu’au dernier week-end. ELLE Luxembourg a sélectionné les rendez-vous à réserver dès maintenant.
Les fêtes arrivant à pas de géant, novembre est le mois où l’on n’hésite pas à enfiler ses plus jolis talons pour un concert un mercredi soir. Les grandes salles affichent leurs têtes d’affiche, La Luxembourg Art Week reprend ses quartiers au Glacis le temps d’un week-end, et les premiers chalets de Noël apportent en ville leur odeur de vin chaud. Voici la sélection ELLE Luxembourg des événements à ne pas manquer ce mois-ci !
Que faire en novembre au Luxembourg ?
(JAZZ) Les Années Folles, une soirée Gatsby à Sang a Klang
Chaque mois, Sang a Klang, au Pfaffenthal, remonte le temps jusqu’aux années 1920. Sur la scène surélevée de ce bâtiment à la façade historique, un groupe de jazz joue blues et swing en deux sets. La chanteuse Perrine Thomas mène le groupe, avec Nik Bellwald au saxophone, Thadée Sarter à la contrebasse, Luca Padena à la batterie et Geoffrey Sabba au piano. La soirée commence à 19h30 par une initiation au swing proposée par Swing Dance Luxembourg, ouverte aux débutants et sans partenaire. Entre les deux sets, Burlesque Luxembourg présente un numéro mêlant cabaret, Broadway et burlesque, nouveauté de cette deuxième saison. On peut regarder depuis le balcon ou rejoindre la piste à tout moment. Robes à franges, perles, plumes et bretelles sont encouragées, sans être obligatoires. Cuisine maison et boissons par Hond Haus. Soirée réservée aux plus de 18 ans.
Où et quand ? Vendredi 6 novembre, de 19h à 23h45, Sang a Klang, 1 rue des Trois Glands, Luxembourg-Pfaffenthal, 30 € en prévente, 35 € sur place
(CINÉMA) Huit courts métrages queer et féministes aux Rotondes

Courtesy of Rotondes
Le ciné-club queer loox, qui programme des films queer et féministes au Luxembourg, consacre une soirée à huit courts métrages, la plupart tournés au Grand-Duché. Dans Wat deng Aen mir soen d’Alexandra Kurt (2025), Nina fait défiler les applis de rencontre au bord d’un lac quand une inconnue s’assoit à côté d’elle et lui sourit. Apartamentul 06 de Rari Matei (2026) suit Rux, de retour en Roumanie pour le mariage de sa sœur, qui affronte sa transition de genre au sein d’une famille en deuil. Dans Kannerspill d’Eileen Byrne (2025), un parti d’extrême droite gagne les élections au Luxembourg, et trois mères célibataires privées d’aides sociales répètent un braquage de banque sur l’aire de jeux du quartier. Kapitaliste, mir kréien iech ! de Lucie Wahl (2026) imagine un renversement du pouvoir dans ce paradis fiscal, en référence aux groupes féministes radicaux des années 1970 et 1980. Les films sont présentés en luxembourgeois, anglais, roumain, hongrois ou portugais, avec sous-titres en anglais ou en français. La séance est déjà complète : restez attentifs aux prochaines dates de queer loox, dont Cruising le 26 janvier.
Mardi 10 novembre, 19h, Plateforme, Rotondes, Luxembourg-Bonnevoie, entrée libre, dès 14 ans
(CONCERT) Vanessa Paradis à la Rockhal

Courtesy of Rockhal
Vanessa Paradis poursuit la tournée de Le Retour des beaux jours, son huitième album, sorti le 10 octobre 2025, sept ans après Les Sources. Elle l’a composé avec Étienne Daho et Jean-Louis Piérot et enregistré entre Paris et les studios Abbey Road à Londres. Le disque mêle pop et soul des années 1960 et 1970. Ses enfants y participent : Lily-Rose Depp signe I Am Alive, Jack Depp Éléments. Sur scène, les nouveaux titres, dont Bouquet final, côtoient les chansons qui ont jalonné sa carrière depuis Joe le taxi. En première partie, Adrien Gallo, leader des BB Brunes, qui avait partagé le micro avec elle à deux reprises sur son album solo Là où les saules ne pleurent pas.
Où et quand ? Samedi 7 novembre, portes à 19h, concert à 21h, Rockhal Main Hall, Esch-sur-Alzette
(CONCERT) Saint Levant à la Rockhal
Né Marwan Abdelhamid à Jérusalem en 2000, d’une mère franco-algérienne et d’un père serbo-palestinien, Saint Levant a grandi entre Gaza, la Jordanie et la France. Son nom de scène joue avec celui d’Yves Saint Laurent. Révélé par des titres trilingues en arabe, anglais et français, il a sorti le 21 août AFANDI, douze titres presque entièrement en arabe. L’album s’inspire de l’âge d’or de la pop arabe et de figures comme George Wassouf et Kadim Al Saher. La chanteuse libanaise Haifa Wehbe (Mitsubishi) et le Palestinien Mohammed Assaf (Maskara) y sont invités. Le spectacle qui accompagne l’album, Layali Al Afandi, transforme la scène en cabaret levantin des années 1990, inspiré des nuits de Beyrouth. Les places en fosse sont épuisées, il reste quelques billets VIP.
Où et quand ? Mercredi 11 novembre, portes à 20h, Rockhal Club, Esch-sur-Alzette
(CONCERT) I Muvrini au Casino 2000

Courtesy of Casino 2000
Le groupe corse fondé par les frères Jean-François et Alain Bernardini présente NULU 33 (« nuage 33 »). Ses onze chansons sont construites comme un escalier vers « ce qui est plus grand que nous », sous une devise : « que rien ne nous sépare ». Les polyphonies corses y dialoguent avec la guitare portugaise et le fado, les chœurs africains de César Anot, la voix de la soprano Kelly Poukens et des chœurs d’enfants. Le concert a lieu en fin d’après-midi, idéal pour un dimanche.
Où et quand ? Dimanche 15 novembre, 17h, portes à 16h, Chapito, Casino 2000, Mondorf-les-Bains
(FESTIVAL) rainy days fait monter la température à la Philharmonie
Pour son édition 2026, le festival de musique contemporaine de la Philharmonie choisit pour thème « Heat! ». La curatrice Catherine Kontz y décline la chaleur sous toutes ses formes : celle de l’été ou du sauna, des sujets brûlants, de l’énergie. Le festival sort aussi de ses murs, au Théâtre National et au Casino Luxembourg, qui fête ses 30 ans. Au programme :
- l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg dans In the Furnace of Sound (19 novembre) ;
- un concert au casque dans le Grand Auditorium ;
- le Zafraan Ensemble et sa Music for Imaginary Saunas ;
- le Quatuor Arditti ;
- la Sinfonia do Fogo du Brésilien Guilherme Vaz, coproduite avec le Mudam ;
- un chœur de cris participatif et gratuit dans le Jardin du Multilinguisme de la Cour de justice de l’Union européenne (20 novembre, 11h).
Un pass festival de quatre jours et des pass journée donnent accès à l’ensemble des rendez-vous.
Où et quand ? Du mardi 17 au dimanche 22 novembre, Philharmonie Luxembourg, Luxembourg-Kirchberg…
Programme complet sur philharmonie.lu
(ART CONTEMPORAIN) La Luxembourg Art Week met la photographie à l’honneur pour sa 12e édition

©Sophie Margue / Galerie Natan Chiche, LAW 2025
La foire réunit cette année 78 exposants venus de 15 pays sous sa tente du Champ du Glacis. Autour des stands, un programme de conférences aborde :
- la place des femmes photographes, avec Lët’z Arles ;
- les collections privées de photographie ;
- l’art contemporain à Notre-Dame de Paris ;
- la recherche sur les artistes femmes, avec AWARE ;
- ce que la porcelaine dit de la guerre, avec le Konschthal Esch.
Des visites guidées gratuites et sans réservation sont proposées les 21 et 22 novembre de 15h à 17h. Hors les murs, le parcours se prolonge au Mudam, au Cercle Artistique de Luxembourg, au LUCA et au Casino Luxembourg, qui accueille la soirée d’ouverture le 20 novembre, de 17h à 1h.
Où et quand ? Du vendredi 20 au dimanche 22 novembre, Champ du Glacis, Luxembourg-Limpertsberg
(DANSE) in the air, d’Anne-Mareike Hess, au Grand Théâtre

©Pedro Barbosa
Dans ce nouveau solo, créé au Grand Théâtre, la danseuse et chorégraphe Anne-Mareike Hess se demande comment un corps peut rester sensible dans un monde qui sature et engourdit les sensations. Seule dans un paysage artificiel, elle incarne tour à tour Narcisse, qui ne rencontre que lui-même, et Écho, qui cherche sans cesse l’autre. Sa danse, connue pour allier précision physique et intensité émotionnelle, y devient une résistance douce à la dureté ambiante. Le spectacle s’accompagne d’une publication : Nathalie Ronvaux, Gintaré Parulyte, Neckel Scholtus et Anna Mirkin y prolongent les thèmes de la pièce en textes, collages et photographies. Le 21 novembre, un atelier ouvert avec la chorégraphe (14h) et une rencontre après le spectacle complètent le programme. Des ceintures vibrantes sont disponibles sur réservation.
Où et quand ? Vendredi 20 et samedi 21 novembre, 19h30, Studio du Grand Théâtre, Luxembourg-Limpertsberg
(NOËL) Les Winterlights illuminent la ville
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Les Winterlights ouvrent la saison des fêtes dans la capitale jusqu’au début de l’année prochaine. Au programme :
- des marchés de Noël répartis sur plusieurs sites du centre-ville ;
- des illuminations ;
- des concerts, des expositions et des spectacles ;
- des animations pour enfants.
Où et quand ? Du vendredi 20 novembre au dimanche 3 janvier 2027, Luxembourg-ville
(ÉVÉNEMENT) la 2e édition du ELLE Summit vous invite à repenser le mouvement
Après une première édition consacrée à la performance, le ELLE Summit revient avec le soutien de Porsche Luxembourg autour du thème « Repenser le mouvement » : celui du corps, des carrières qui changent de cap, des idées qui circulent. La journée s’ouvre sur une conversation entre Blanca Li et Marie-Adélaïde Leclercq-Olhagaray, directrice de la publication d’ELLE Luxembourg. Blanca Li est chorégraphe, danseuse et réalisatrice franco-espagnole, et membre de l’Académie des beaux-arts. Suivent vingt ateliers, dont deux au choix pour chaque participante. Ils sont animés notamment par la sexologue Laura Hendricks, l’athlète paralympique Kathrin Kohl, l’ancienne directrice artistique du Lido Jane Sansby ou la coach Dina Scherrer. Une heure de tables rondes avec toutes les intervenantes et un déjeuner clôturent la journée. Les places sont limitées.
Où et quand ? Samedi 21 novembre, de 8h30 à 15h30, Arendt House, Luxembourg-Kirchberg
Lire aussi : ELLE Summit Luxembourg 2026 : la billetterie est ouverte
(PARUTION) Le nouveau numéro d’ELLE Luxembourg en kiosque
On garde encore un peu le secret sur sa couverture et son sommaire, mais la date est fixée pour cette très belle édition de fin d’année : ELLE Luxembourg arrive en kiosque le 26 novembre. Notez la date dans vos agendas dès à présent ou abonnez-vous pour ne rien manquer !
À partir du jeudi 26 novembre
(CONCERT) Arlo Parks à den Atelier

Courtesy of Den Atelier
En 2021, la Londonienne a reçu le Mercury Prize pour Collapsed in Sunbeams, son premier album, ainsi que le Brit Award de la révélation. Ont suivi deux nominations aux Grammy Awards. Après My Soft Machine, avec Phoebe Bridgers en invitée, elle est devenue en 2025 la plus jeune ambassadrice de l’UNICEF. En avril 2026, elle a publié Ambiguous Desire, son troisième album. On y entend l’hédonisme queer du Paradise Garage new-yorkais, les nuits britanniques de The Streets et Burial, les synthés de LCD Soundsystem et la house de Theo Parrish. En première partie, le producteur et musicien américain Baird a coécrit et produit Ambiguous Desire avec elle. Il ouvre donc la soirée avec les sonorités du disque, entre house, UK garage et breakbeat.
Où et quand ? Jeudi 26 novembre, portes à 19h, den Atelier, 54 rue de Hollerich, Luxembourg-ville
(OPÉRA) Iphigénie en Tauride de Gluck au Grand Théâtre

Courtesy of Les Theâtres de la Ville de Luxembourg
Créée à Paris en 1779 sur un livret de Nicolas-François Guillard, d’après Euripide, Iphigénie en Tauride incarne l’idéal de Gluck : une tragédie dépouillée, sans intrigue amoureuse, centrée sur la culpabilité et la rédemption. Devenue prêtresse en Tauride, Iphigénie doit sacrifier deux étrangers et reconnaît in extremis l’un d’eux : son frère Oreste. Wajdi Mouawad fait précéder les quatre actes d’un prologue de sa plume. Ce prologue retrace le mythe des Atrides et rappelle que la Tauride correspond à l’actuelle Crimée. La soprano franco-algérienne Tamara Bounazou chante le rôle-titre, aux côtés de Theo Hoffman (Oreste) et Philippe Talbot (Pylade). Théotime Langlois de Swarte dirige Le Consort, sur instruments historiques, et le chœur Les éléments. Cette production de l’Opéra-Comique est chantée en français et surtitrée en français et en allemand. Le spectacle s’inscrit dans le cycle « Objection ! Questions de justice ».
Où et quand ? Vendredi 27 novembre (19h30) et dimanche 29 novembre (17h), Grand Théâtre, Luxembourg-Limpertsberg
(EXPOSITION) Martin Paaskesen, solo show chez Valerius Gallery
Né en 1987 à Aarhus et installé à Copenhague, Martin Paaskesen s’est d’abord formé comme comédien à l’École nationale des arts du spectacle du Danemark, où il a découvert la peinture. Sa pratique, intuitive et spontanée, oscille entre figuration et abstraction. Il peint souvent sur toile brute, non apprêtée. Ce rapport physique à la matière doit beaucoup à son passé d’acteur, où le corps est un outil d’expression. Il retrouve la galerie luxembourgeoise, qui l’avait déjà exposé.
Jusqu’au 28 novembre, Valerius Gallery, 1 place du Théâtre, Luxembourg-ville
(EXPOSITION) Dagoberto Rodríguez, Broadcasting the Unknown, à Bourglinster, Roodt-sur-Syre et Luxembourg-ville

Dagoberto Rodriguez. Studio Dagoberto Rodriguez
Le territoire de Junglinster et de Betzdorf abrite les antennes historiques de RTL et l’infrastructure satellitaire de SES. L’artiste cubain Dagoberto Rodríguez s’en inspire pour donner une forme physique aux signaux invisibles et aux réseaux de communication. Sculptures, peintures et vidéos interrogent le progrès technologique, la surveillance, le contrôle des récits et la vulnérabilité humaine face au numérique et à la crise climatique. Le parcours se déploie sur trois lieux. Dans les annexes du château de Bourglinster, une grande installation de satellites en terre cuite côtoie des peintures et des vidéos. À Al Kierch, à Roodt-sur-Syre, El gimnasio del pensamiento (le gymnase de la pensée) évoque, entre éléments architecturaux et aquarelles, le pouvoir des idées, de la littérature et de l’éducation. Pendant la Luxembourg Art Week, les sculptures de sa série LEGOS s’installent dans la cour du Lëtzebuerg City Museum. Né en 1969, Dagoberto Rodríguez a cofondé le collectif Los Carpinteros (1992-2018), présent à la Biennale de Venise en 2005. Ses œuvres figurent dans les collections du MoMA, de la Tate Modern, du Reina Sofía, du Centre Pompidou et du Guggenheim. Il vit aujourd’hui à Madrid. Emanuela Mazzonis assure le commissariat de l’exposition, portée par VF Projects.
Jusqu’au 29 novembre, annexes du château de Bourglinster (Junglinster) et Al Kierch (Roodt-sur-Syre), et pendant la Luxembourg Art Week, du 20 au 22 novembre, cour du Lëtzebuerg City Museum, Luxembourg-ville
(EXPOSITION) Nate Lewis, Timbre in the Current, chez Zidoun-Bossuyt
L’artiste américain, né en 1985 à Beaver Falls, en Pennsylvanie, a été infirmier en réanimation pendant neuf ans avant de se consacrer à l’art. De cette expérience lui vient une connaissance intime du corps, à l’échelle de l’organe comme de la cellule. Il sculpte le papier par incisions et reliefs, jusqu’à obtenir des textures qui évoquent des tissus vivants ou des cartes topographiques. Cette nouvelle série est présentée simultanément à Paris et à Luxembourg. Elle joue sur le noir et blanc et rappelle l’imagerie radiographique : frottages de partitions musicales et de tissus, ondes sonores, figures en mouvement et papillons, motif de métamorphose. Ses œuvres figurent dans les collections du Whitney Museum, du Brooklyn Museum et de la National Gallery of Art de Washington.
Jusqu’au 19 décembre, Zidoun-Bossuyt Gallery, 6 rue Saint-Ulric, Luxembourg-ville
(EXPOSITION) From Renoir to Monet. Impressionism from the Rau Collection au Nationalmusée
Le Nationalmusée um Fëschmaart accueille les chefs-d’œuvre impressionnistes de la collection Rau, l’une des plus importantes collections privées d’Europe. Le philanthrope Gustav Rau l’a constituée pendant quarante ans avant de la confier à l’UNICEF. Elle est aujourd’hui conservée au musée Arp, en Allemagne. Monet, Renoir et l’Américaine Mary Cassatt y figurent parmi de nombreux autres peintres, aux côtés de pièces des collections du musée luxembourgeois. Parmi les toiles exposées, on trouve la Femme à la rose peinte par Renoir en 1876. En échange, des tableaux de maîtres anciens des deux collections partent pour l’exposition Sprechende Bilder 1400–1800, au musée Arp de Remagen.
Jusqu’au 4 avril 2027, Nationalmusée um Fëschmaart, Marché-aux-Poissons, Luxembourg-ville, du mardi au dimanche de 10h à 18h, le jeudi jusqu’à 20h, 7 €, gratuit pour les moins de 26 ans
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