La rentrée bat son plein au Luxembourg, et, une chose, est sûre, octobre ravira les mélomanes : ELLE Luxembourg a repéré tous les événements qui vont rythmer votre mois.

Mahler à la Philharmonie, Verdi au Grand Théâtre, Bob Dylan à la Rockhal : les mélomanes vont devoir choisir leurs soirées avec soin. Les expositions de la saison et un détour par la Grande Région complètent le programme. Le coup d’envoi est donné dès le 2 octobre.

Que faire en octobre au Luxembourg ?

(CONCERT ÉVÉNEMENT) Wëllkomm Martin Rajna : Mahler pour une première à la Philharmonie

©Eric Engel

Martin Rajna prend la tête de l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg et dirige son premier concert en tant que directeur musical. Le chef hongrois, également pianiste virtuose, figure dans le palmarès « 30 under 30 » de Forbes Hungary. Il présente deux œuvres de compatriotes : Stèle de György Kurtág, pour grand orchestre, puis le Concerto pour violon n° 1 de Béla Bartók avec la violoniste Veronika Eberle, l’une empreinte de deuil, l’autre pleine d’énergie juvénile et d’amour. La Symphonie n° 1 « Titan » de Gustav Mahler couronne la soirée.

Vendredi 2 octobre, 19h30, Grand Auditorium, Philharmonie Luxembourg

philharmonie.lu

(KIDS) Hoppla, un premier week-end pour les 6 mois à 5 ans aux Rotondes et à neimënster

Les Rotondes et neimënster inaugurent Hoppla, un tout rendez-vous artistique conçu pour la petite enfance et leurs familles. Les tout-petits y font leurs premiers pas dans un lieu culturel, au fil de spectacles sensoriels, d’ateliers d’éveil et d’installations immersives. Aux Rotondes, Knuet, spectacle de danse et de musique signé Kopla bunz, s’accompagne d’une installation interactive, tandis que Hide and Seek, du collectif Milimbo (Espagne), déploie en entrée libre un parcours de parois de carton perforées. À neimënster, la danse (teNir, ONA), la poésie sonore et gestuelle (Sum) et une sieste musicale complètent le week-end.

Samedi 3 et dimanche 4 octobre, Rotondes, Luxembourg-Bonnevoie, et neimënster, Luxembourg-Grund

rotondes.lu

Lire aussi : Shiva Gholamianzadeh : “Jamais le cri de révolte du peuple iranien n’a été si peu audible”

(DESIGN) Smile by Design : Robert Bronwasser aux Rotondes

Design Friends ouvre sa saison 18 avec Robert Bronwasser, designer industriel néerlandais né en 1968. Diplômé de l’Université technique de Delft en 1992, il a fondé son propre studio, où se côtoient produits de consommation, mobilier de bureau, vélos et appareils professionnels. Sous le titre Smile by Design, sa conférence défend une conviction : un objet bien conçu procure une émotion positive, grâce à un détail inattendu, une interaction intuitive ou une forme avenante. Simplicité, matières tactiles et longévité des produits structurent sa démarche.

Mercredi 7 octobre, 18h30 à 20h, Rotondes, Luxembourg-Bonnevoie, entrée libre, en anglais

rotondes.lu

(THÉÂTRE) Nos Corps empoisonnés au Théâtre des Capucins

Autrice et metteuse en scène, Marine Bachelot Nguyen retrace le parcours de Tran To Nga, Vietnamienne engagée toute sa vie dans des combats anti-impérialistes, féministes et écologiques. Jeune résistante dans le maquis pendant la guerre du Vietnam, elle a subi, comme tant d’autres, les épandages américains d’agent orange. Installée en France, elle poursuit désormais des groupes de l’agrochimie américains dans un procès historique.

Sur scène, la comédienne Angélica Kiyomi Tisseyre-Sékiné porte seule ce récit documentaire, où texte, performance, vidéo et images d’archives se répondent autour de ce que l’on considère comme le premier écocide de l’histoire, avec la participation de Tran To Nga. La pièce s’inscrit dans le cycle « Objections ! Questions de justice », avec une séance de questions-réponses le 14 octobre.

Mercredi 14 et jeudi 15 octobre, 19h30, Théâtre des Capucins, Luxembourg-ville

theatres.lu

(OPÉRA) Otello de Verdi au Grand Théâtre

COURTESY OF LES THÉÂTRES DE LA VILLE DE LUXEMBOURG

Ted Huffman, nouveau directeur du Festival d’Aix-en-Provence, situe le chef-d’œuvre de Verdi, tiré de Shakespeare par le librettiste Arrigo Boito, dans l’Italie des années 1950, où glamour et violence font bon ménage. Otello y passe de général triomphant à meurtrier de son épouse. La mise en scène s’appuie sur un jeu corporel énergique, met en lumière les mécanismes de manipulation et confie un rôle central au chœur, venu de l’Opéra national du Rhin et de l’Opéra national de Nancy-Lorraine. Samuel Sakker (Otello), Daniel Scofield (Iago) et Yaritza Veliz (Desdemona) mènent la distribution, sous la baguette de Giulio Cilona, qui avait dirigé La Cenerentola de Rossini au Grand Théâtre en 2025, à la tête de l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg. Chanté en italien, surtitré en français et en allemand, environ 2h40 avec entracte.

Jeudi 15 (19h30), dimanche 18 (17h) et mercredi 21 octobre (19h30), Grand Théâtre, Luxembourg-ville

theatres.lu

(CONCERT) Sleaford Mods à la Rockhal

Courtesy of Rockhal

Le duo britannique ramène le punk à sa forme la plus brute : la voix parlée et rageuse de Jason Williamson posée sur les basses dépouillées et hypnotiques d’Andrew Fearn. Cette formule, créditée d’avoir relancé le punk britannique, a influencé des groupes comme IDLES et Shame. Les textes s’attaquent à la classe sociale, à l’austérité et à l’absurdité de la Grande-Bretagne actuelle, avec humour et fureur. The Demise of Planet X, leur dernier album, élargit leur palette, avec Gwendoline Christie, Aldous Harding et Sue Tompkins en invitées. En concert, deux hommes suffisent : Williamson arpente la scène en vociférant, Fearn tient le groove derrière les platines.

Vendredi 16 octobre, portes à 20h, Rockhal Club, Esch-sur-Alzette

rockhal.lu

(CONCERT) GoGo Penguin à den Atelier

Courtesy of Den Atelier

Le trio de Manchester, formé de Chris Illingworth (piano), Nick Blacka (basse) et Jon Scott (batterie), marie jazz, influences classiques et textures électroniques dans des compositions hypnotiques et cinématographiques. Après Everything Is Going to Be OK (2023), disque introspectif né d’une période de reconstruction personnelle et artistique, il a publié à l’été 2025 Necessary Fictions, son septième album, façonné dans un studio transformé en laboratoire. Le groupe y trouve un nouvel équilibre entre électronique et acoustique, au service de mélodies solaires. Le concert prend place dans le cadre du nu:notes Festival.

Vendredi 16 octobre, portes à 19h, den Atelier, 54 rue de Hollerich, Luxembourg-ville

atelier.lu

(EXPOSITION) Anni Mertens, Sort of, Nearly, Suddenly, chez Valerius Gallery

©Tom Jungbluth

L’artiste luxembourgeoise, née en 1995 et installée à Rotterdam, signe sa première exposition personnelle à la galerie. Ses sculptures en céramique cuite prennent l’apparence d’objets mous, élastiques et gonflés : les formes s’affaissent, se pressent, s’appuient les unes sur les autres, presque animées malgré leur immobilité. Le cylindre de céramique revient tout au long du parcours, réinventé par l’échelle, la position et la couleur, avec un clin d’œil à l’objet surréaliste et à la sculpture molle. Formée aux beaux-arts à la HKU d’Utrecht puis en céramique et verre à la LUCA School of Arts de Gand, Anni Mertens compte le gouvernement néerlandais, la Villa Vauban et le ministère de la Culture du Luxembourg parmi les détenteurs de ses œuvres.

Jusqu’au 17 octobre, Valerius Gallery, 1 place du Théâtre, Luxembourg-ville

valeriusgallery.com

(EXPOSITION) Yashua Klos, Towards A New Mythology, chez Zidoun-Bossuyt

Dernière ligne droite pour l’exposition de l’artiste américain, né à Chicago en 1977 et installé à Brooklyn. Ses bustes-portraits, traversés de grilles et de matériaux de construction, empruntent ici des motifs Art déco visibles sur les bâtiments municipaux de sa ville natale, fracturés par les visages de proches employés dans l’entretien et la construction urbaine. Dans Who’s Streets? Our Streets (2026), les formes géométriques évoquent les pyramides de Gizeh et le titre reprend un slogan scandé lors des manifestations de 2020, après le meurtre de George Floyd. Ses œuvres figurent dans les collections du Brooklyn Museum et du Studio Museum in Harlem.

Jusqu’au 17 octobre, Zidoun-Bossuyt Gallery, 6 rue Saint-Ulric, Luxembourg-ville

zidoun-bossuyt.com

(CONCERT) Lara Fabian à la Rockhal

Courtesy of Rockhal

Trente-cinq ans de carrière et plus de 25 millions d’albums vendus : Lara Fabian revient sur scène avec la tournée « Je suis là », qui a déjà réuni plus de 100 000 spectateurs. Elle y chante ses tubes dans des versions entièrement revisitées, entourée de onze musiciens, dont les frères Yaacov qui signent la direction musicale du spectacle.

Dimanche 18 octobre, portes à 18h, Rockhal Main Hall, Esch-sur-Alzette

rockhal.lu

(CONCERT) David Duchovny à la Rockhal

Connu pour ses rôles au cinéma et à la télévision, dont celui de Fox Mulder dans X-Files ou de Hank Moody dans Californication, David Duchovny mène depuis dix ans une carrière de chanteur-compositeur, entre folk, rock alternatif et americana. Prince of Pieces, son quatrième album, enregistré avec les musiciens qui l’accompagnent depuis ses débuts, aborde l’amour, la perte, l’espoir et la persévérance dans un son chaleureux, aux arrangements organiques, inspiré du rock des années 1970. Sur scène, il joue avec son groupe de toujours les nouveaux titres et des morceaux de ses albums précédents.

Lundi 19 octobre, portes à 19h30, Rockhal Club, Esch-sur-Alzette

rockhal.lu

(CONCERT) Véronique Sanson à la Rockhal

Courtesy of Den Atelier

Véronique Sanson repart sur les routes avec « J’ai eu envie de vous revoir », titre de son single sorti en octobre 2025 qui donne son nom à cette série de concerts, dans le sillage du documentaire Véronique. Entourée de ses musiciens, elle y fait revivre ses classiques, de Chanson sur ma drôle de vie à Bahia. Révélée en 1972 par Amoureuse, l’auteure-compositrice-interprète née à Boulogne-Billancourt en 1949 a aussi signé Besoin de personne et Vancouver. Elle a reçu une Victoire de la musique d’honneur en 2013 et la Grande Médaille de la chanson de l’Académie française en 2015.

Mercredi 21 octobre, portes à 19h, Rockhal Main Hall, Esch-sur-Alzette

atelier.lu

(CONCERT) Lilly Wood and The Prick au Casino 2000

Après plusieurs années d’absence, le duo vient de dévoiler Christina, un album qui observe avec humour et recul le culte de l’apparence, l’angoisse du temps qui passe et l’emprise des réseaux sociaux sur ces obsessions. Les arrangements prennent de l’épaisseur, tandis que les textes gardent leur lucidité mélancolique, portés par la voix reconnaissable de Nili Hadida. Le concert fait la part belle aux nouveaux titres, sans oublier les morceaux emblématiques du groupe. Placement libre debout, accès réservé aux personnes majeures.

Samedi 24 octobre, 20h30, portes à 19h30, Chapito, Casino 2000, Mondorf-les-Bains

casino2000.lu

(HUMOUR) Luxembourg du rire lance sa première Winter Edition à la Rockhal

Après plusieurs éditions à guichets fermés, dont deux doubles sold-out, le festival devient un rendez-vous biannuel, avec une édition estivale et désormais une édition hivernale. Le plateau réunit Gad Elmaleh, Inès Reg, Akim Omiri, Rodrigue, Hugo Le Van et Salim Shady, et d’autres surprises viendront le compléter. Deux séances sont programmées le même jour, l’une l’après-midi, l’autre en soirée.

Samedi 24 octobre, séances à 17h (portes à 15h45) et à 21h (portes à 19h30), Rockhal Main Hall, Esch-sur-Alzette

rockhal.lu

(EXPOSITION) Ruin Echoes au Konschthal Esch

Plus de quarante artistes européens et internationaux abordent la ruine comme un lieu de tension, matérielle, symbolique et politique, et interrogent l’entropie, ce processus inévitable de désordre qui touche les structures, les régimes et les mémoires. Film, sculpture, installation et photographie se côtoient, avec des noms comme Gordon Matta-Clark, Bernd et Hilla Becher, Thomas Ruff, Luc Tuymans, Alfredo Jaar ou David Claerbout. Sous le commissariat de Christian Mosar, l’exposition regarde les ruines comme des débuts possibles, porteurs de nouveaux récits et d’imaginaires futurs.

Du 24 octobre au 14 février 2027, Konschthal, 29 boulevard Prince Henri, Esch-sur-Alzette

konschthal.lu

(CONCERT) Bob Dylan à la Rockhal

Deux ans après son passage à la Rockhal en octobre 2024, Bob Dylan retrouve le Luxembourg dans le cadre de sa tournée européenne et britannique. L’auteur de Blowin’ in the Wind, Like a Rolling Stone et Knockin’ on Heaven’s Door, poète et prix Nobel de littérature, a la réputation de réinventer ses concerts d’une date à l’autre et de servir son répertoire sous un jour neuf et intime. À souligner, la soirée est un « phone free show » : les téléphones sont interdits dans la salle pendant le concert.

Vendredi 30 octobre, portes à 18h30, Rockhal Main Hall, Esch-sur-Alzette

rockhal.lu

(EXPOSITION) FOR EVER, Christine Sun Kim, au Mudam

Courtesy of Mudam

L’artiste américano-coréenne, née en 1980 en Californie et installée à Berlin, réalise une installation in situ pour le Pavillon Henry J. et Erna D. Leir du Mudam. Sa pratique explore les dimensions visuelles, sociales et politiques du son et du langage : infographies, notations musicales et langue des signes américaine (ASL) rendent le monde sonore visible et partagent son expérience de personne sourde, tout en interrogeant les systèmes de pouvoir et les normes invisibles qui régissent les espaces publics comme privés. Elle a exposé notamment au Whitney Museum of American Art, au Mori Art Museum de Tokyo en 2025 et à la Tate Modern en 2016.

Jusqu’au 10 janvier 2027, Pavillon Henry J. et Erna D. Leir, Mudam, Park Dräi Eechelen, Luxembourg-Kirchberg

mudam.com

(EXPOSITION) The Hearth Room, un atelier en mouvement au Casino Luxembourg

©Ute Meier & Christoph Müller

Les artistes viennois Christoph Meier et Ute Müller transforment l’ancien Casino Bourgeois en installation en constante évolution : ce qui est un atelier aujourd’hui peut devenir une scène demain, un simple matériau peut entrer dans l’architecture. L’argile en est le cœur, malléable sous la main, capable de garder les empreintes, et durable seulement après cuisson. Elle renvoie aux gisements du Wienerberg, à Vienne, qui ont fourni les briques de la capitale autrichienne en pleine expansion. Avec six artistes et architectes invités (Stefan Guttmann, Miriam Hansen, Ruben Mahler, Andreas Olavssønn Rongen, Grischa Schmidt et Gregor Titze), rejoints au fil des mois par d’autres participants, ils font de la salle un lieu de production partagé, où chaque visiteur peut prendre un morceau d’argile et y laisser sa trace.

Jusqu’au 10 janvier 2027, Casino Luxembourg, 41 rue Notre-Dame, Luxembourg-ville, entrée libre

casino-luxembourg.lu

(EXPOSITION) Kaihō, Japanese Women Artists after 1945, au Mudam

Courtesy of Mudam

Première rétrospective européenne consacrée au rôle des artistes japonaises dans l’après-guerre et dans les décennies de transformations qui ont suivi, l’exposition réunit des œuvres d’Atsuko Tanaka, Yayoi Kusama, Yoko Ono, Fujiko Nakaya, Tomie Ohtake, Taeko Tomiyama et Yoshiko Shimada, parmi de nombreuses autres, dont certaines ont rarement, voire jamais, été présentées hors du Japon. Organisé en sections thématiques, le parcours suit des formes d’expression radicales, de Gutai aux expérimentations de l’art vidéo, et les échanges qui ont relié le Japon à l’Asie, à l’Europe et aux Amériques. Conçue par le Mudam avec le Lenbachhaus de Munich, sous le commissariat de Florence Ostende, elle propose une relecture des histoires de l’art transnationales des années 1950 aux années 1990.

Du 25 septembre au 14 février 2027, Mudam, Park Dräi Eechelen, Luxembourg-Kirchberg

mudam.com

Et dans la Grande Région ?

(FESTIVAL) Le Festival du film italien de Villerupt fête sa 49e édition

Né en 1976 dans cette petite ville lorraine de 10 000 habitants, à la frontière du Luxembourg, le festival poursuit son ancrage dans un territoire marqué par une forte immigration italienne. Cette édition propose une rétrospective thématique consacrée aux pères dans le cinéma italien, à travers une dizaine de films qui retracent l’évolution de cette figure depuis l’après-guerre : d’une autorité structurante dans Le Voleur de bicyclette (Vittorio De Sica, 1948) à une figure vulnérable et introspective dans Prima la vita (Francesca Comencini, 2024), en passant par Padre padrone (Paolo et Vittorio Taviani, 1976), Cinema Paradiso (Giuseppe Tornatore, 1988) et La Vie est belle (Roberto Benigni, 1997). Le festival rend aussi hommage à l’actrice Monica Vitti (1931-2022), égérie de Michelangelo Antonioni et reine de la comédie à l’italienne, à travers une sélection de sa filmographie.

Du 23 octobre au 8 novembre, Villerupt

festival-villerupt.com

(EXPOSITION) Séraphine Louis, De Senlis et sans rivale, au Centre Pompidou-Metz

Le Centre Pompidou-Metz consacre à Séraphine Louis (1864-1942), dite Séraphine de Senlis, sa première rétrospective d’envergure internationale : plus de 90 œuvres sur la centaine aujourd’hui répertoriée. Feuilles, fruits et fleurs y prennent une présence intense, dans des compositions d’abord légères et flottantes, qui gagnent en mouvement au fil des années : feuillages hérissés parsemés de motifs en forme d’yeux, branches noueuses, corolles constellées de points. En marge des avant-gardes du XXe siècle, cette artiste qui travaillait comme femme de ménage à Senlis avant de peindre a élaboré un langage plastique d’une remarquable liberté formelle. Commissariat : Elia Biezunski, en Galerie 2.

Profitez-en pour  : The Abramović Method: Mutual Gaze de Marina Abramović, dernier volet participatif au Paper Tube Studio, en entrée libre jusqu’au 23 novembre, qui invite chaque visiteur à s’asseoir face à un autre et à le regarder dans les yeux, en silence. Et Dimanche sans fin, consacrée à Maurizio Cattelan, jusqu’au 25 janvier 2027 : près de 400 pièces de la collection du Centre Pompidou dialoguent avec une quarantaine d’œuvres de l’artiste.

Du 31 octobre au 12 avril 2027, Centre Pompidou-Metz, Galerie 2

centrepompidou-metz.fr

À lire également sur le même thème

Pour Art Basel Paris, Alice Diop transforme le Palais d’Iéna en un geste de réparation

Gloria Steinem, la féministe qui a appris aux femmes à ne pas demander la permission, est décédée

Anne Kieffer, du design automobile aux foulards Hannibal Motors