Épuisée en fin de journée ? La règle des 85  %, venue de Scandinavie, invite à ne plus tout donner au travail pour préserver son énergie.

Vous terminez vos journées vidée, incapable de cuisiner, de lire ou même de passer un coup de fil à une amie ? Vous n’êtes pas la seule, tant la culture de la performance nous pousse à croire que réussir passe forcément par un engagement total et permanent. Une idée que les pays nordiques, qui trustent chaque année le haut du classement des nations les plus heureuses du monde, ont choisi de remettre en question. Leur secret, selon le magazine « Vogue » Espagne, tiendrait notamment en un chiffre : 85 %.

Qu’est-ce que la règle des 85 % au travail ?

Inspiré de l’art de vivre nordique et popularisé par la plateforme Nordwise, ce principe repose sur une idée toute simple, qui consiste à bien faire son travail sans jamais épuiser toutes ses ressources physiques et mentales. « Faites bien votre travail, mais ne videz jamais complètement le réservoir », résume la plateforme, qui conseille de travailler à 85 % de ses capacités afin de protéger son système nerveux et de garder des forces pour profiter du reste de la journée. Les 15 % restants deviennent alors une précieuse réserve à consacrer à ce qui nous fait du bien, qu’il s’agisse de passer du temps en famille, de préparer un bon dîner ou de se plonger dans un livre.

Pourquoi ne pas se donner 100 % protège du burn-out ?

Vouloir être au maximum en permanence ne fatiguerait pas seulement le corps et l’esprit, puisque cela maintiendrait aussi l’organisme dans un état d’alerte constant, comme s’il devait sans cesse affronter une menace. « Même assis, apparemment sans rien faire, la fatigue que nous accumulons peut être comparable à celle que nous ressentirions après avoir couru pendant des heures en montée, sans nous arrêter », explique la psychologue espagnole María Jesús Álava. Sa consœur Marta Calderero insiste d’ailleurs sur un point : lever le pied n’a rien d’un abandon.

Comment décrocher vraiment après le travail ?

Pour profiter pleinement de cette énergie préservée, quelques rituels venus du Nord aideraient à couper avec la journée de travail. On commence par enfiler des vêtements confortables dès que l’on rentre chez soi. On évite ensuite de scroller sans fin sur son téléphone, en le laissant hors de portée pour cuisiner, lire ou bouger un peu, d’autant que la lumière des écrans perturberait la production de mélatonine avant le coucher. Enfin, on crée de petits coins cocooning éclairés d’une lumière douce et chaude, avec une lampe tamisée ou une bougie, pour ralentir et savourer pleinement sa soirée.

Article initialement publié sur elle.fr

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